Pensée systémique : Ce n’est pas si compliqué…

Au quotidien, nous sommes confrontés à des phénomènes complexes. Pour les analyser, la pensée systémique est une méthode de raisonnement efficace pour les appréhender. Le raisonnement systémique s’appuie sur les faits réels et considère les éléments dans leur globalité.

Ce mode de pensée est un des leviers pour devenir une organisation apprenante.

A quoi sert la pensée systémique ?

La pensée systémique est très efficace pour comprendre la complexité des organisations. Elle permet de visualiser les interdépendances, les échanges entre les différents sous-systèmes et les différentes entités, les cycles qui s’y produisent. Elle identifie les phénomènes de croissance, d’évolution ou encore de rupture.

La pensée systémique permet de prendre conscience que nous faisons partie du problème et de déterminer les leviers permettant d’accompagner les changements structurels ou conjoncturels.

Pourquoi utiliser ce mode de raisonnement ?

Il peut être utile pour :

-Repérer les interdépendances et les interrelations entre les différentes composantes d’un problème complexe.

-Identifier les effets d’amplification, de régulation et de retard dans les prises de décision.

-Considérer les problèmes et leurs solutions comme des situations de travail dynamiques. Une solution peut changer la nature du problème.

-Dépasser les croyances sur le droit à l’erreur en testant des hypothèses de travail et comprendre leurs effets

-Etudier les problèmes en profondeur.

-Découvrir les réelles causes des comportements, notamment de résistance au changement. Certaines croyances dans les entreprises ne sont pas identifiées et créent une inertie et une peur au changement.

-Prendre conscience que l’individu est partie prenante du problème

La pensée systémique de Peter Senge, Père des organisations apprenantes

La pensée systémique de Peter Senge est l’une des 5 disciplines. Senge détermine que la pensée systémique est un des leviers pour devenir des organisations capables d’apprendre et de réaliser leurs plus grandes ambitions.

Selon ce spécialiste en sciences des organisations, la pensée systémique « system thinking » permet d’analyser les patterns, les routines, les automatismes internes et de comprendre comment agir pour les changer.

Senge ne s’arrête d’ailleurs pas aux organisations : il considère que la pensée systémique peut nous aider à développer de nouveaux mécanismes cognitifs et ceux -ci nous serviront à résoudre les problèmes de plus en plus complexes.

Le tout est supérieur à la sommes des parties

Ce mode de pensée s’oppose également à la rationalité analytique, héritière de Descartes. Selon le philosophe, toute réalité est décomposable en petites unités. Tandis que les théoriciens de la complexité considèrent que les phénomènes sont toujours globaux.

Pour eux, le tout est supérieur à la somme des parties. Nous sommes toujours confrontés à des phénomènes qui devraient être analysés dans leur globalité.

Comment apprendre à penser de manière globale ?

L’agence Grain’s a créé un livret pédagogique et récréatif pour s’initier à la pensée systémique.

Le carnet de pensée systémique

Le livret est organisé en 2 parties. Dans la 1ère partie, vous découvrirez les lois de la pensée systémique de manière ludique. Le format graphique a été conçu comme des Dingbats, jeux d’expressions à découvrir. 

Dans la seconde partie, vous devez vous équiper d’un crayon de bois et d’une gomme pour analyser un problème à travers les différentes caractéristiques de la pensée systémique qui se résument en 4 points : Complexité, interaction, globalité et système.

Complexe ne veut pas dire compliqué

La complexité signifie ce qui est lié.

Complexe ne veut pas dire compliqué… Ce qui est complexe tient à la fois au nombre de ses éléments, à leurs liens entre eux et à la nécessité d’avoir besoin des autres pour résoudre un problème complexe. Ce concept renvoie à toutes les difficultés de compréhension (flou, incertain, imprévisible, ambigu, aléatoire) posées par l’appréhension d’une réalité complexe et qui se traduisent en fait pour l’observateur par un manque d’information (accessible ou non).

Par globalité, on entend d’abord celle du fameux le tout est plus que la somme de ses parties.

Autrement dit, un système ne réside pas dans l’addition de ces dernières mais consiste précisément dans leur organisation. Aussi, l’analyse de chacune des parties, prises isolément, ne permettra pas de comprendre le tout. Avec le concept de globalité, on parle aussi d’émergence : ce qui émerge du tout est une donnée à prendre en compte.

L’interaction sera tout aussi central.

Il prend en compte les liens entre chaque élément d’un problème et les effets d’une composante par rapport à une autre. En prenant en compte, les interdépendances, on ne raisonne plus pour trouver des causes figées dans le marbre. Les causes peuvent évoluer avec leurs effets et inversement. Cette notion implique d’accepter que tout est en perpétuel mouvement.  

L’organisation est synonyme de système, le concept central de la systémique.

L’organisation est à la fois un ensemble d’éléments et un processus dans lequel les éléments évoluent et interagissent entre eux. Ce qui est particulièrement intéressant réside ainsi dans le fait que le concept d’organisation recouvre à la fois la notion d’état et de processus.

Quels bénéfices pour mon organisation et pour moi ?

La pensée systémique permet de comprendre le système dans sa globalité, de percevoir les interrelations, ce qui donne une vision globale pour mieux comprendre les phénomènes d’interdépendance, de processus de changement et de complexité.

Pour moi, c’est une opportunité de :

-Développer de nouvelles compétences cognitives

-Résoudre des problèmes complexes

-Améliorer mon mode de fonctionnement et de changer des routines de travail (patterns)

Pour mon organisation, les avantages sont de :

-Développer de nouvelles compétences cognitives de manière collective

-De résoudre des problèmes complexes

-D’améliorer les processus internes et de changer des routines de travail (patterns)

-D’avancer concrètement sur le modèle de l’organisation apprenante

Avant de s’engager… La pensée systémique demande un effort de concentration et d’attention

La pensée systémique est un mode de raisonnement qui nécessite un peu d’effort de concentration et d’attention. Son appropriation demande du temps. Mais autant commencer le plus rapidement possible.

Les chapeaux de BONO dans une réunion

Cette méthode d’aide à la décision est parue dans un ouvrage aux États-Unis en 1985 sous le titre Six Thinking Hats. La première publication de la traduction française « les six chapeaux de la réflexion » date de 1987.

La proposition initiale est de développer une méthode de débat plus efficace que la confrontation argumentaire (pour ou contre).

Webinaire gratuit Jeudi 21 octobre 2021 à 10h

Drôle de nom cette méthode d’animation ?

La méthode des chapeaux de Bono est une technique d’animation particulièrement intéressante à utiliser dans des contextes de formation et d’animation de groupes de travail.

Au cours de ce webinaire, nous vous expliquerons comment utiliser les chapeaux de Bono dans vos nouvelles animations.

L’outil d’animation – Les lettres de Bono

L’agence Grain’s a transformé cette méthode en objet d’animation et en œuvre d’art !

Les 6 lettres du changement permettent de mettre en lumière des schémas mentaux en analysant un contexte de changement organisationnel à travers 6 acronymes (Neutre, Réaliste, Prudent, Optimiste, Émotionnel, Créatif).

Les lettres forment une sculpture à placer au centre de la table. A chaque réunion, une nouvelle création..

3 brises glaces pour vos réunions hybrides

Webinaire Gratuit le 19 octobre 2021

Beaucoup de publications stipulent qu’il est très important de briser la glace dès le début d’une réunion, mais peu expliquent pourquoi et comment.

Pour l’agence Grain’s, les brises glaces ne sont pas des gadgets…Les brises glaces, s’ils sont bien utilisés, peuvent avoir plusieurs rôles, créer une relation, donner le ton de la réunion, contextualiser le sujet etc…

Pour vous aider à introduire vos prochaines réunions hybrides de manière pertinente, nous vous présentons 3 activités “Ice-breaker” simples à animer. 

Pour accéder au webinaire et à son replay

L’agence Grain’s fabrique des brises glaces

Des objets pour faciliter les réunions
La boîte à Grain’s

L’agence considère l’espace de réunion comme un espace de travail apprenant. Qu’elle soit à distance ou en présentiel, la réunion est un temps de travail propice à l’innovation, à la production d’idées ou de solutions.

L’agence a créé une mallette pédagogique « La boîte à Grain’s » composée d’objets destinés à l’animation et à la facilitation de réunions ou de formations.

Ils accompagneront les animateurs et facilitateurs tout au long d’une réunion du brise glace au départ des participants.  

Ces objets sont utilisables soit sur les lieux de travail soit en réunion à distance. Ils ont pour vocation à être utilisés dans les lieux de coworking internes ou externes.

Esprit critique : 5 conseils clefs pour le rendre automatique en 2022

Adopter une pensée critique s’apprend et se réapprend. Cette compétence se développe et s’entretient, devrait même devenir un automatisme dans les organisations.

L’enjeu est important car cette capacité permettra d’évoluer et de doter les collaborateurs de nouvelles aptitudes cognitives. Cela évitera aussi d’être en concurrence directe avec des intelligences artificielles, qui elles, apprennent à discerner le vrai du faux.  

L’esprit critique, qu’est-ce que c’est ?

L’esprit critique est l’association d’une « pensée » et d’une attitude « critique ».

C’est la combinaison d’un état d’esprit avec un ensemble de bonnes pratiques et d’attitudes permettant de la nourrir et de la renforcer.

Avoir un esprit critique n’est pas de juger mais de réfléchir avec discernement pour être en mesure de développer des connaissances de manière rationnelle et autonome.

Par exemple, quand je réagis aux notifications de ma messagerie électronique, suis-je autonome dans la décision de consulter mes emails ou est-ce que ma messagerie ne me dicte -t-elle pas d’agir ?

Concrètement, il s’agit d’adopter des raisonnements en ayant une analyse fine des informations que je collecte, des outils numériques que j’utilise au quotidien, des situations complexes auxquelles je suis confronté(e).

La pensée critique permet de se préserver de toute simplicité, de tout raccourci, de toute idée reçue, ou encore de toute certitude qui seraient le fruit de croyances ou d’énoncés sans argumentation.

A quoi sert l’esprit critique au travail ?

Techniquement, l’esprit critique peut vous être utile dans plusieurs situations :

– Pour mettre en place une veille active sur des sujets, en contrôlant les sources et les auteurs.

– Pour identifier les idées reçues sur un changement organisationnel ou fonctionnel

– Pour décider et trouver des solutions adaptées à une problématique complexe (par exemple dans une situation de crise).

Voici 5 conseils pour développer votre esprit critique

Avoir un esprit critique demande de la méthode, du temps et de l’attention.

Pour acquérir et entretenir cette métacompétence, plusieurs bonnes pratiques sont à votre portée.

1- Analysez comment vous raisonnez individuellement et collectivement

Tout jugement humain est subjectif. Aussi, avant d’analyser ce qui vous entoure, commencez par prendre le temps de comprendre comment, vous, vous raisonnez notamment en utilisant l’échelle d’induction. Comment est né ce raisonnement sur ce sujet ? Remontez le temps. En quoi ceux-ci peuvent-ils éventuellement affecter votre jugement ?

En effet, essayez de prêter attention à vos « distorsions cognitives » (choses qui peuvent vous faire voir le monde de manière biaisée) qui auraient tendance à limiter, inconsciemment votre pensée critique. Par exemple, avez-vous tendance à faire preuve d’objections sur certains changements ou de blocages (attitude négative, de refus), à sur-généraliser trop rapidement, etc.

En comprenant comment vous raisonnez, vous serez en mesure de prendre du recul sur certaines situations, détecter d’éventuels biais cognitifs et élargir votre connaissance.

2- Apprenez à remettre vos connaissances en question

Il s’agit de réapprendre à ne pas considérer une information comme vraie avant de l’avoir étudiée vous-même, même si cela peut vous demander du temps et de l’énergie.

Pour commencer, ne soyez pas trop affirmatif(ve) dans vos croyances. Remettez en cause toutes vos affirmations, qui sont la base de l’esprit critique. Beaucoup peuvent s’effondrer par une analyse un peu plus poussée. Par exemple : pourquoi pensons-nous encore qu’il y a un cerveau gauche et un cerveau droit alors que les découvertes sur le fonctionnement du cerveau nous invite à reconsidérer ce mythe ?

Evitons aussi de considérer que tout est fixé dans le marbre. Toute information est dynamique c’est-à-dire qu’elle évolue de manière permanente.

Enquêtez sur les informations qui ne sont pas réellement argumentées et pour lesquelles vous pouvez avoir un doute ou une incompréhension. Si vous n’êtes pas entièrement convaincue de l’explication recueillie, demandez à votre interlocuteur de développer son raisonnement. Si, à l’inverse, un fait vous paraît exact, lisez davantage à son sujet ou bien faites-en l’expérience vous-même.

En développant l’art du questionnement, vous pourrez réinterroger les problématiques, révéler des croyances ou des dogmes dans votre organisation ou considérer que cette information mérite d’être partagée ou pas sur un réseau social.

Poster idées reçues

3- Ne vous limitez pas à une seule information.

On est rarement limité(e) à une seule version ou à une seule opinion.

Aujourd’hui, de nombreuses informations que nous collectons, sur le web ou sur les réseaux sociaux sont incertaines parce qu’elles ne sont pas toutes vérifiées.
Face à cette réalité, ne négligez aucune recherche de précisions, déterminez toutes les pistes qui sont à votre portée pour déterminer la fiabilité et le degré de probabilité de l’information.

Vérifiez-les ensuite leur source, la date de publication, leur auteur et les termes utilisés. Cela vous permettra de faire face de façon plus habile aux informations traitées au quotidien, soit sur les chaines d’information continue, soit sur le web.

En étant critique, vous serez capable d’identifier toutes les fake news et d’alerter si nécessaire vos collègues.

4- Apprenez à penser autrement

Face à une situation difficile ou complexe, nous adoptons un raisonnement analytique. Nous cherchons les causes au problème. Or face à la complexité de certaines situations, il convient d’adopter une analyse systémique, globale et de ne pas raisonner en isolant le phénomène complexe à lui-même.

Adoptez un raisonnement en utilisant les outils d’analyse systémique, notamment en analysant les effets de chaque composante du problème, regarder les interactions du problème avec son environnement ce qui vous assurera à coup sûr de ne pas envisager une décision qui serait pire que le problème initial.

En vous adaptant votre mode de raisonnement à la nature du problème, vous prendrez le temps nécessaire d’adopter les décisions les plus adaptées à la situation complexe observée à l’instant T.

5- Sortez des idées reçues et écoutez activement ce qui dit

Aucun dogme ou croyance n’est bon ou mauvais. Il s’agit néanmoins d’en avoir conscience et de les révéler. Pour développer votre esprit critique, prenez l’habitude de reformuler ce que vous entendez et poser des questions sur ce que vous entendez.

La reformulation vous permettra de vérifier que ce qui est dit a du sens pour vous et cela développera votre attention sur les informations que vous entendez.

En utilisant une palette de méthodes, comme le fait de se réinterroger sur ce que l’entend, permet d’éviter les malentendus, les quiproquos et de développer de nouvelles capacités cognitives comme la concentration et l’attention.

Les usages de la classe virtuelle en formation

« Je conseille vraiment à tous ceux qui sont concernés que ce soit des présentations ou des formations à distance de suivre cette formation. »

Ce commentaire est l’appréciation globale de D.V, ayant suivi la formation « Animer des classes virtuelles » de l’agence Grain’s, en partenariat avec la CCI Formation Allier.

L’usage des classes virtuelles est nécessaire mais il sert à construire un type de connaissances… C’est tout l’objet de la formation que nous proposons.

Pour nous, la classe virtuelle ne remplace pas le présentiel.

Elle est complémentaire. La classe virtuelle est un format adapté au thème de la formation. Par exemple, utiliser le format virtuel pour des formations portant sur les thèmes de travail hybride ou sur le télétravail. Son usage est pensé avec le contenu de la formation et les compétences numériques à développer, comme l’usage des salles virtuelles.

Dès sa création, dans les années 2000, la classe virtuelle a été une modalité pédagogique qui mettait en valeur l’individualité de l’apprenant, contrairement aux idées reçues. La classe virtuelle, dans son organisation, propose une autonomie de l’apprenant dès sa connexion à la salle virtuelle. Ce format pédagogique nécessite de prendre en compte que l’apprenant est seul devant son écran tout au long de la formation.

Pour l’agence Grain’s, l’enjeu est d’engager le participant du début jusqu’à la fin. Tout ceci est possible, si le formateur/la formatrice passe d’une logique de formation à une logique d’apprentissage.

Webinaire en replay – 5 conseils pour animer vos classes virtuelles

L’agence propose 5 conseils pour animer autrement sa classe virtuelle
Pas simple de basculer du présentiel au distanciel… Pour vous guider dans vos animations, l’agence Grain’s vous propose un webinaire gratuit en rediffusion.

Réentendre le chant de la collaboration

En cette rentrée de septembre, l’agence Grain’s a repris les ateliers sur l’animation de groupes de travail avec des techniques innovantes.

L’enjeu dans ces ateliers est principalement de changer les routines, notamment dans la manière de préparer et d’animer les réunions.

La formation expérimente les techniques d’animation et une boîte à outils au cours de la 1ère journée. Lors de la 2ème journée, les participants réaliseront une maquette d’un scénario de réunion.

Définir des objectifs collectifs avec le sourire

Mercredi dernier, Séverine CHARLON, animatrice de l’atelier, a testé un nouveau format d’évaluation avec le distributeur de sourires créé par l’agence.

Le distributeur de sourires est une activité ludique, d’accueil et d’intégration dans un groupe. Il s’agit de jetons en bois illustrés avec des smileys. Ces jetons peuvent être utilisés soit en brise glace ou en outil d’animation.

Au démarrage de la 2ème journée, une animation consistait à évaluer les objectifs identifiés par les participants. Chaque agent a choisi un ou plusieurs smileys et l’a positionné sur le post-it posé sur la table.

distributeur de sourires agence Grain's

Cette séquence a permis à l’animatrice de prendre conscience également de ce qui a été perçu ou non par le groupe.

Le « brise glace » ou « l’icebreaker » en anglais a pour but de mettre rapidement à l’aise les participants à une séance de travail collaboratif, une réunion. Les brises glaces intersessions doivent être contextualisés et servir de fil rouge avec les thèmes abordés en 1ère journée.

Entendre de nouveau le chant du travail en équipe

Dans les formations de l’agence Grain’s, la marque de fabrique est de vivre la collaboration sous toutes ses formes, soit en binôme, en groupe de travail ou en grand groupe.

Au cours des deux journées, l’enjeu est de favoriser la prise de parole de tous et d’imaginer de nouvelles réunions et de nouveaux formats de collaboration, avec ou sans outils numériques.

Pour l’animatrice et les participants, les journées sont denses et pleines d’émotions. Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter le chant de la collaboration, expérience possible uniquement en présentiel.

Ecoutez…

Une nouvelle mallette d’outils pour facilitateurs et facilitatrices

Après plusieurs mois de recherches, de nouveaux outils ont été créés au cours du 1er semestre 2021 avec Gwladys WARRÉ, Designer en stage.

Cette mallette d’objets a été conçue à partir de méthodes de facilitation utilisées dans les projets d’organisations apprenantes.

L’agence est en faveur d’un présentiel apprenant et collaboratif

A l’heure où le tout numérique et le tout distanciel ont permis aux organisations d’avancer sur de nouvelles modalités de travail et de collaboration, l’agence Grain’s s’engage dans une nouvelle voie pour favoriser le retour à un présentiel « apprenant » et « collaboratif ».

Nous sommes convaincus que les espaces de travail auront vocation à évoluer dans les prochaines mois (ou années), notamment avec l’expérience vécue du télétravail pour une grande majorité de collaborateurs. En effet, on entend dire que « le télétravail ne peut convenir à tout le monde » mais ceux qui auront apprécié le « home office » auront certainement dû mal à revenir dans leurs anciens bureaux.

En 2018, l’agence Grain’s avait publié un livre blanc intitulé « Le Design d’espaces apprenants« , dans lequel nous abordions le développement de l’hybridation des espaces de travail et la nécessité de travailler sur une nouvelle fonctionnalité des espaces de travail. Dans cet ouvrage, nous avions analysé le développement des espaces de coworking ou des Livings labs. Or les espaces avaient traité uniquement sur la base du présentiel, sans prendre en compte la montée en puissance des espaces numériques et collaboratifs comme Teams ou Slack. Pour l’agence, les espaces physiques seront de plus en plus granularisés (découpés en fonction des usages) et auront vocation davantage à servir aux regroupements des collaborateurs, pour favoriser l’interconnaissance ou le travail collaboratif. C’est déjà le cas dans certaines entreprises américaines, qui fonctionnent 100% en distanciel.

C’est aussi le cas de l’agence Grain’s qui ne dispose d’aucun bureau. Tous les collaborateurs ponctuels de l’agence se regroupent via un espace sur Teams, en fonction de leur projet affecté. C’est comme cela que nous avons donné naissance à la nouvelle « mallette de l’organisation apprenante » et la boîte à Grain’s avec Gwladys, basée sur Paris.

L’agence est en faveur de la « re matérialisation » des outils d’animation et d’idéation pour motiver le retour au présentiel.

De nouveaux outils pour apprendre à travailler autrement en présentiel et/ou en distanciel

En 2020, Gwladys Warré , designer et Séverine CHARLON, fondatrice de l’agence ont développé toute une gamme d’outils de facilitation et d’animation : La boîte à Grain’s. Certains outils ont été développés en deux versions : en bois et en numérique.

En 2021, la nouvelle mallette dédiée à l’organisation apprenante s’appuie sur les travaux de Peter SENGE, auteur de l’ouvrage la 5ème discipline. Ce livre explique le concept de l’organisation apprenante et les 5 disciplines composant le modèle de fonctionnement de ce type d’organisation. Nous apportons un éclairage sur le site si cela vous intéresse.

Cette nouvelle mallette est composée d’une série d’objets insolites, comme la Road Map ou le jeu de la roue, qui guideront les facilitateurs et facilitatrices dans leurs accompagnements et les projets de changement.

Ces objets sont fabriqués en bois dans une démarche éco-responsable (matériau recyclable et fabrication locale à Lourmarin située à 70km de l’agence). Des versions numériques sont également accessibles pour les équipes travaillant à distance.

Nous souhaitons que cette rentrée de septembre s’organise avec de nouvelles réflexions et de nouvelles orientations sur ce que signifie le travail, le fonctionnement des équipes et les espaces utilisés. A notre avis, les visions de chacun et les croyances ont déjà bien évoluées.

Transition numérique et coaching digital – redémarrage en septembre

Depuis 2020, l’agence Grain’s accompagne les entreprises vauclusiennes sur la transition numérique.

En partenariat avec l’ANPEP, l’agence intervient sur deux dispositifs appelés Coaching digital avec la Région PACA et Transformation numérique avec la Communauté de communes d’Apt en Luberon.

L’agence Grain’s réalise un diagnostic complet sur la maturité numérique.

Depuis 2021, le bilan du dispositif coaching digital est encourageant.

Le Coach Digital a touché 139 codes APE différents : Restauration de type rapide, restauration traditionnelle, commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, enseignement de disciplines sportives et d’activités de loisirs.

Les thématiques d’accompagnement sont sur le webmarketing, cybersécurité, la digitalisation des outils métiers, l’innovation.

En septembre, l’agence intervient sur des plans d’actions de transition numérique, sur le secteur d’Apt.

Toujours en partenariat avec l’ANPEP, l’agence Grain’s interviendra sur un nouveau dispositif de transformation numérique financé par la Communauté de communes du Pays d’Apt à destination des commerçants et des artisans.

Pour bénéficier du dispositif gratuit Transition numérique

Pour en savoir plus sur ce dispositif, vous pouvez contacter Kelly Christ de l’ANPEP à l’adresse suivante : entreprisesapt-anpep@orange.fr

Le sourire, la gratitude et l’apprentissage

Le sourire illumine le visage, mais pas seulement : il est bon pour la santé et excellent pour l’humeur.

Ce sésame, qui facilite les relations humaines, est aussi un formidable atout pour capter l’attention des participants dans une réunion ou une formation.
Selon des spécialistes du cerveau, le sourire faciliterait la mémorisation des informations- même si l’expression du sourire n’est entrevu que brièvement . La raison ? Le sourire active une zone du cerveau qui déclenche des émotions.

L’agence Grain’s a créé un distributeur de sourires à utiliser en début de réunion ou de formation.

distributeur de sourires

Le sourire et l’apprentissage

Le cerveau est responsable des émotions et des sentiments. Les neuroscientifiques ont démontré qu’on apprend mieux quand on est joyeux et détendu. Les émotions agréables rendent le processus de connexions neuronales plus efficace.

De plus, une récente étude menée par des chercheurs de l’inserm ont démontré que “les émotions sont des états d’esprit construits et l’expérience d’une émotion est une action de catégorisation guidée par des connaissances sur cette émotion”.

En d’autres termes, le sourire est un comportement qui s’apprend…

La gratitude, un outil pour innover en formation

La science moderne démontre que le cerveau humain renferme une structure neuronale nommée faisceau de la récompense, fonctionnant ainsi : lorsqu’un sujet reçoit une gratification, celle-ci met en jeu le faisceau de la récompense qui déclenche chez lui un état de plaisir mais aussi, et surtout, le pousse à reproduire l’expérience gratifiante afin de retrouver la sensation de plaisir éprouvée.

Une personne qui nous sourit, nous envoie un message de gratitude. En réponse, nous lui sourions…pour retrouver la même émotion.

La gratitude a été reconnue comme une innovation pédagogique dans un rapport de The open University…en 2020. Plusieurs expériences scientifiques réalisées avec des étudiants ont démontré l’impact de la gratitude dans l’apprentissage.

A l’ère du tout numérique, Simone de Beauvoir nous rappelle une chose essentielle « L’individu ne reçoit une dimension humaine que par la reconnaissance d’autrui. »

Et si je développais des métacompétences en 2021 ?

Avec la crise du Covid et la montée en puissance du numérique dans le monde du travail, de nouvelles compétences deviennent stratégiques.

Plusieurs articles du magazine Harvard Business Review plaident pour faire évoluer la définition du mot compétence. On peut observer de nouvelles approches la définissant comme étant une capacité à agir dans un contexte particulier et s’adapter à des situations complexes.

A ce titre, des articles récents explorent d’autres champs, en apportant de nouvelles catégories comme les métacompétences. En voici quelques-unes : la pensée critique, le raisonnement systémique, l’agilité numérique, la résolution de problèmes, la réflexivité.

A quoi servent ces nouvelles compétences dans la vie professionnelle ?

Dans cet article, nous vous proposons d’apporter un éclairage et des pistes de travail pour doter vos organisations de nouvelles compétences collectives et cognitives. 

La nouvelle catégorie des métacompétences

Les compétences métiers existeront-elles encore demain ? Il est légitime de se poser la question, avec la place qu’occupe aujourd’hui les outils numériques dans le métier. Certaines compétences appartenant à mon métier sont aujourd’hui réalisées par des machines, plus ou moins intelligentes. Ces machines calculent plus vite qu’un humain, peuvent résoudre un problème à ma place comme les mises à jour automatiques de mes logiciels ou peuvent répondre à des visiteurs sur mon site web dans une messagerie instantanée.

Selon le Harvard Business Review, on prédit que le métier dépendra du contexte professionnel (le projet d’un client, par exemple), socio-économique, sanitaire, démographique, environnemental ou encore technologique. Tous ces paramètres déterminent et façonnent déjà mon activité.

Pour de nombreux indépendants et de salariés, les catégories de compétences varient en fonction des situations de travail : par exemple quand je consulte ma messagerie, j’utilise une compétence technique mais elle est conditionnée à une analyse critique de l’information, notamment dans la suppression des spams.

Certaines compétences peuvent avoir une influence sur d’autres compétences, on parle dans ce cas de métacompétences. Les méta-compétences sont des compétences permanentes acquises de façon totalement autonome. Elles permettent d’acquérir d’autres compétences analytiques ou techniques. Afin de les développer, un individu doit investir plus d’énergie et d’attention que dans les tâches routinières ordinaires.

Pour mieux comprendre ce qu’elles sont, nous allons décrypter 5 métacompétences, parmi celles qui existent.

La pensée critique, une compétence fondamentale pour construire sa connaissance sans automatisme

L’esprit critique est une compétence parfois difficile à cerner au quotidien et pourtant nous l’utilisons sans nous en rendre compte : rechercher une information sur le web, identifier un message frauduleux ou lire d’un article en vérifiant la source d’information.

La pensée critique peut être considérée comme le début d’une action comme par exemple quand nous apprenons : on analyse et on évalue une information afin d’améliorer ses pratiques.  Pour comprendre une information, nous pouvons nous poser des questions ou la reformuler.

L’esprit critique sert à ouvrir son esprit, à identifier ses croyances, ses dogmes, ses modes de raisonnements courants.

Pour vous accompagner à identifier les croyances ou certains dogmes, l’agence Grain’s a créé une affiche pédagogique sur les schémas mentaux. Ce poster comporte 3 techniques pour vous guider dans ce travail d’identification des modes de raisonnement récurrents, voire automatiques, qui peuvent être dans certains cas, des sources de résistance au changement. 

La pensée systémique, une compétence cognitive pour la prise de décision et le fonctionnement en mode projet

Encore une compétence considérée comme complexe et trop peu développée. Pourtant, si nous regardons la réalité dans laquelle nous évoluons, tout est une histoire de système : le vivant est un système, les organisations de travail sont des ensembles systémiques, qui interagissent entre eux.

La pensée systémique est le mode de raisonnement à privilégier pour résoudre des problèmes complexes. Elle peut aussi servir à analyser l’impact d’une décision et dans un même temps, d’analyser les effets sur la nature du problème initial. Ce qui est rarement fait dans les processus de décision.

La complexité fait partie de notre quotidien. Le raisonnement systémique devrait l’être aussi.

L’agence Grain’s a conçu un carnet d’exercices pratiques pour s’exercer à la pensée systémique. Cet outil pédagogique ludique peut être d’une grande aide pour s’initier à la résolution de problèmes complexes.

L’agilité numérique, une compétence garante de la confiance que nous accordons aux outils et aux individus

Être agile dans l’utilisation des outils numériques n’est pas qu’une question d’équipements. L’agilité comprend la connaissance du fonctionnement d’un moteur de recherche, notamment avec l’usage de booléens. Ce sont par exemple les guillemets que l’on place entre les mots clefs pour qualifier une recherche d’informations. Cette compétence couvre également la compréhension des algorithmes des réseaux sociaux dans une démarche de E-reputation et éviter des frustrations inutiles ou de prendre conscience d’être absorbé (par exemple sur des notifications).

L’agilité numérique devrait être un pré-requis au télétravail et aux perspectives de travailler en mode hybride, en présentiel, en distanciel ou dans des espaces de coworking.

Plus vous êtes agile dans les usages numériques, plus vous reprenez le contrôle… Vous prenez conscience de la part d’attention qu’ils occupent dans un emploi de temps. Ce qui permet pour les organisations de mettre en place de nouveaux modes de régulation sur l’utilisation des outils collaboratifs, comme Teams ou Klaxoon, voire de nouveaux métiers comme celui de manager de la collaboration ou coach de prévention des distractions.

La résolution de problèmes, une compétence anglosaxonne qui gagne du territoire en France

La capacité à résoudre des problèmes est utile dans bien plus de domaines qu’un devoir de mathématiques. La pensée analytique et les compétences pour résoudre des problèmes sont exigées dans bien des emplois allant de la comptabilité à la programmation informatique en passant par les enquêtes policières et des activités plus créatives telles que l’art, le théâtre et l’écriture.

D’après l’étude du World Economic Forum publiée en 2020, la résolution de problèmes fait des top 10 des compétences transversales (Soft Skills).

La résolution de problèmes complexes consiste à appliquer des méthodes d’idéation (comme la méthode SCAMPER) et à utiliser l’imagination pour concevoir des solutions intelligentes aux problèmes.

L’automatisation des taches simples rend notre cerveau un peu fainéant face à la complexification de certains travaux. Penser autrement avec des méthodes d’idéation peut être trés utile sur des projets complexes pour éviter les erreurs de raisonnement ou les raccourcis trop faciles.

La réflexivité, une aptitude qui prend forme dans l’AFEST

La réflexivité est un processus cognitif qui consiste à prendre du recul sur son mode de fonctionnement ou sur ses routines de travail. De nombreuses recherches en sciences sociales ont tenté de définir la pratique réflexive. On parle également d’écriture réflexive. Il s’agit d’un exercice pédagogique dans lequel un apprenant rédige toutes les étapes qui ont mené à réaliser la tâche demandée. 

En formation, la réflexivité est pratiquée lors de la rédaction des dossiers professionnels pour l’obtention de titre RNCP. Les apprenants rédigent un rapport en décrivant leur processus de travail.

La réflexivité est connue aujourd’hui avec la formation en situation de travail (AFEST). Elle constitue une des étapes de la formation, dans laquelle le salarié réalise une analyse sur sa pratique et détermine les écarts entre ce qu’il sait faire et ce qu’il devrait être fait.

La réflexivité est également un formidable levier pour développer de nouvelles postures et d’identités professionnelles, notamment pour devenir un référent ou un tuteur AFEST au sein de l’entreprise.

En 2021, misons sur des compétences cognitives pour redessiner de nouveaux métiers.

La crise du Covid a modifié la vision que nous avions sur ce que devrait être un savoir-faire ou un savoir-être dans des contextes difficiles et complexes. Auparavant, les organisations définissaient des profils en vue d’exercer un métier dans un environnement stable.  

Dorénavant, un individu devra être capable d’agir en fonction d’un contexte précis.

Le contexte sanitaire a eu des conséquences sur les processus métiers internes comme les services formation. Des sessions ont été organisées dans les 15 jours pour répondre à une situation de travail problématique.

On peut espérer que l’expérience vécue durant la crise du Covid amènera à miser sur le potentiel de chacun pour permettre de développer soit en formation, soit de manière autonome, des compétences comme la créativité ou l’attention.

En attendant, chacun peut commencer à entraîner son cerveau et à mobiliser un nouveau socle de compétences pour être en capacité de réagir, quel que soit l’avenir.