Jeu de 7 familles Novices du numérique (DIY)

52 cartes pour découvrir des astuces numériques et jouer aux cartes.

L’agence Grain’s est trés heureuse de vous annoncer le lancement de son nouveau jeu de 7 familles à destination de novices du numérique.

Jeu de 7 familles, sa boite et son porte carte à imprimer

Un jeu sur les usages du numérique également pour toute la famille

Le jeu permet un échange ludique et bienveillant sur les usages du numérique au quotidien et pour toute la famille. Pour tous de 7 à 107 ans !

Les cartes sont conçues par des professionnels du numérique.

Les cartes I Grain’s peuvent s’utiliser dans de multiples opportunités, par exemple, lors d’un atelier à destination des enfants sur les usages d’internet, pour des formations internes et à distance pour des collaborateurs débutants sur le numérique, sans oublier des rencontres intergénérationnelles.

Un jeu à fabriquer soi-même comprenant

  • 7 familles : Navigation numérique, télétravail, communication numérique, sécurité numérique, boite à outils numérique, numérique responsable
  • 52 cartes pour éclairer sur le fonctionnement d’internet et les usages du web
  • Un gabarit de boîte à imprimer et à fabriquer.
  • Un porte carte ludique pour poser la carte devant son ordinateur

Ce que mes années de sauvetage en mer m’ont apporté : Une aptitude à gérer l’incertitude et à apprendre à agir face à la peur

A l’âge de 23 ans, je me suis engagée comme sauveteuse en mer à la S.N.S.M pour surveiller les plages durant la période estivale. Quand vous êtes jeune et que vous pouvez gagner un peu d’argent en maillot de bain en gardant les plages, vous sautez sur l’occasion ! Seulement cette activité saisonnière implique une difficile année de formation en cours du soir et durant les week-end pour apprendre les gestes de premiers secours, la navigation en mer avec un zodiac ou un marine jet, un certificat en télécommunications pour parler dans une V.H.F, pratiquer l’hélitreuillage et s’entraîner de nombreuses heures sur des scénarios de sauvetage en mer. 

Au cours des 2 premières saisons, j’étais une “sauveteuse simple” qui apprenait de ses pairs la gestion d’un poste de secours et la surveillance d’une plage. Dans le quotidien d’un sauveteur en mer, les accidents peuvent survenir de tous les côtés même si votre rôle est de surveiller des baigneurs et des plaisanciers. Les événements peuvent vous prendre par surprise, soit parce qu’un vacancier vient de faire un malaise dans l’eau ou parce qu’un enfant de 3 ans s’est perdu sur une plage de plus d’un kilomètre….

Céder ou non à la peur ?

Voilà une question que nous pouvions nous poser mais dans l’instant, nous devions plutôt penser à la gestion de l’intervention. Avoir peur, c’est naturel. Mais la laisser prendre le dessus conduit à ne pas agir. La peur est utile quand elle sert à identifier les axes d’intervention et les zones à risque.

Ce fût un des premiers enseignements de ces 2 premières années.

Avoir peur, c’est naturel. Mais la laisser prendre le dessus conduit à ne pas agir.

La distinction entre le risque et l’incertitude

En sauvetage, quand on intervient au secours d’un individu, on fait la distinction entre le risque et l’incertitude. Le risque pour un sauveteur correspond à des situations connues, à des accidents de plages qui se répètent comme par exemple les insolations, les malaises, les chutes, les noyades.  Le risque se mesure à la fois pour celui qui sauve et celui est secouru. Dans ce cas, de nombreuses heures d’entrainement ont été nécessaires pour apprendre à gérer ces situations et à déterminer des scénarios d’interventions.

A l’inverse, l’incertitude correspond à la nature inédite du phénomène auquel on est confronté. Par exemple, une tempête peut être avoir certains aspects connus, comme une houle importante et générer beaucoup de vent. Mais chaque tempête provoque des événements inédits, comme le naufrage de plusieurs bateaux sur une plage.

Une saison 2001 avec des incertitudes

Pour illustrer ce propos, j’aimerais vous raconter une histoire vécue lors d’une saison en 2001 passée à Saint Palais-sur-Mer. A l‘époque j’étais cheffe de poste et gérai une équipe de 4 sauveteurs. Nous avions en moyenne une évacuation par jour. La plage était très fréquentée et de nombreux accidents avaient lieu, de toute nature. Leur gravité augmentait au fur et à mesure que le mois juillet défilait…

A la fin du mois, nous avons été alertés d’une tempête à venir. En plage, les avis de grand frais et de coup de vent peuvent être récurrents. Une tempête est plus rare même si aujourd’hui ce phénomène est plus fréquent.

La tempête est intervenue en fin de journée et a continué jusqu’au lendemain.

Au petit matin, lorsque nous nous sommes rendus sur la plage, plusieurs bateaux de plaisance s’étaient échoués et d’autres étaient en train de couler accrochés à leur mouillage. Certains étaient également en dérive dans la zone de baignade. Pour nous, la priorité était de sécuriser la zone et d’évacuer les bateaux échoués. J’ai lancé une alerte au SDIS de Royans pour leur demander d’intervenir et nous aider dans nos multiples interventions.

Au bout de plus de 2 heures d’interventions, un des pompiers était en difficulté avec un des bateaux au mouillage. Sans attendre, j’ai pris mes palmes et j’ai nagé jusqu’au bateau en détresse. Je mentirais si je n’avouais pas avoir eu peur de m’engager dans une mer très agitée et dans une zone avec des bateaux en galère. Mais j’avais été formée à nager dans une forte houle et je faisais également confiance en la capacité de mon équipe et dans celle du SDIS d’intervenir en cas de problème.

Aussi face l’incertitude liée à cette situation inédite et malgré l’émotion, j’ai décidé d’assurer ma mission et d’agir.

Agir dans l’incertitude

Face aux situations inédites, l’incertitude peut varier considérablement. Il y a des situations radicalement inédites, où tout est incertain. Mais même dans ces rares situations, nous pouvons savoir ce qu’il est important de faire ou de ne pas faire. Le plus souvent, il suffit de se référer à des situations proches, ce qui permet de mettre en lumière des similitudes et des différences. C’est notamment le cas aujourd’hui avec la crise du COVID 19.

17 mars, le temps s’est presque arrêté…

Le 17 mars, pour de nombreux professionnels, le temps s’est arrêté. Les mesures de confinement ont mis fin aux activités. Forcément, ces annulations ont généré des pertes de recettes.

Pour mon agence, la question était de savoir ce qui pouvait être fait face à une situation qui évolue de semaine en semaine. La décision avait déjà été prise d’anticiper ces mesures de confinement et de mettre en avant ses capacités de télétravail et d’animations de classes virtuelles.

Dans la situation du Covid19, je me sers de ce que j’ai appris en sauvetage en mer :  agir plutôt que de ne rien faire et de subir.

Certes, la mise en place du télétravail et des classes virtuelles a généré des coûts. Le maintien d’une stagiaire provoque des dépenses, qui étaient prévues avant le confinement.

Dans les études réalisées sur l’incertitude, il a été démontré qu’il est souvent plus facile d’évaluer la perte acceptable que le gain attendu. A ce jour, le pari est gagnant.

Mon mode de raisonnement face à l’incertitude

Mes années passées à la SNSM faisaient sourire mes proches quand j’étais jeune. Elles sont devenues pour moi une clé de raisonnement pour agir face aux dangers et aux difficultés.

Le dilemne est toujours le même: Agir ou subir.

J ‘ai choisi le premier.

Faire de la crise du Covid 19 une opportunité pour devenir une organisation apprenante

Gérer l’incertitude n’est pas naturel dans notre pays

Revenons en 2007. Je suis engagée comme officier de réserve en Afghanistan. Je réalise une mission d’expertise en intelligence économique pour le Ministère de la Défense. Au cours de cette mission, je suis amenée à réaliser une cartographie des entreprises françaises implantées à Kaboul.

Durant mes investigations, les rencontres avec les entreprises se succèdent et se multiplient. Plus mes recherches avancent, plus je découvre que de nombreux français ont tenté l’aventure de venir entreprendre en Afghanistan, alors que nous sommes en pleine guerre contre les talibans. Parmi ces entreprises, je rencontre un boulanger, un restaurateur (qui inspirera certainement la série Kaboul kitchen…), des cabinets conseils mais aussi des cadres de grandes entreprises françaises.

Ma mission m’amène aussi à naviguer prudemment dans Kaboul pour me rendre dans les entreprises. Je circule dans cette ville, où des écoliers  sont en route vers leurs écoles, des commerces sont ouverts et la population vit presque normalement… Lors des alertes à la bombe, les habitants de Kaboul se mettent à l’abri, les commerces ferment leurs rideaux et attendent patiemment que la sécurité revienne. 

Une chose m’interpelle tout au long de cette mission : la capacité de chacune de ces entreprises à poursuivre leurs activités et à prendre des décisions dans l’incertitude du lendemain et à gérer le danger au quotidien.

Dans ce pays, l’adaptation est une question de vie ou de mort.

Savoir adapter son activité professionnelle aux dangers et aux contraintes extérieures est un quotidien que nous ne connaissions pas. En Occident, nous connaissons la théorie en vogue des organisations dites apprenantes : des organisations qui ont su résister aux crises économiques et à la révolution internet. En Afghanistan, les entreprises pratiquent ce modèle tous les jours, pour leur survie.   

La situation d’insécurité que nous vivons actuellement avec la crise du COVID 19 est difficile à vivre pour de nombreuses entreprises. Les mesures de confinement n’ont pas forcément été prévues dans le fonctionnement d’une organisation, implantée dans un pays occidental et en situation de paix. Dans ce cas de figure, impossible de faire des plans d’action de gestion de crise, du fait que la situation évolue au jour le jour…

Cette incertitude est quasiment vécue comme un non sens dans le quotidien d’une entreprise car elle ne tient pas à la difficulté d’accéder à l’information mais à la nature inédite du phénomène auquel nous sommes tous confrontés.

Face à cette situation inédite et dans un contexte de prise de décision avec un manque de planification significative, le décideur peut profiter de cette opportunité pour engager une réflexion de fond sur son organisation et se saisir de cette crise pour décider des changements à venir.

L’organisation apprenante, un modèle fondé sur la capacité d’adaptation des entreprises en situation de crise

Une organisation peut être définie comme “apprenante lorsqu’elle a développé la capacité d’évoluer en permanence grâce à la participation active de tous les membres dans l’identification et la résolution des problèmes liés au travail.” (Robbins et DeCenzo, 2004, p177).

Plus concrètement, l’organisation apprenante utilisera toutes les situations et tous les contextes comme des opportunités pour apprendre. Par exemple, lorsqu’une Direction des Ressources Humaines a l’obligation de repenser sa stratégie, elle s’emploiera à utiliser ce problème comme une opportunité pour faire travailler ses collaborateurs sur leur mode de fonctionnement, ou sur leur schéma organisationnel. Au lieu de sous-traiter cette problématique à un cabinet externe, elle prend du temps pour associer l’ensemble de ses collaborateurs dans l’objectif d’élaborer une vision partagée de leur futur.

Le projet de devenir une organisation apprenante ne se résume pas à un simple changement organisationnel puisque par nature, ce modèle d’organisation fonctionne sur la base de la complexité et d’un raisonnement systémique. Dans un cas de réorganisation, mettre les salariés en télétravail ou les changer de poste ne sont pas sans conséquence, ni sans impact sur l’efficacité du système. Le temps affecté aux mutations de l’organisation est généralement vécu comme une période de souffrance et de frustration. Dans un projet d’organisation apprenante, ce temps investi est considéré comme une opportunité de dialogue pour mettre en exergue des schémas dits mentaux c’est à dire des modèles de pensée et des croyances, qui peuvent dans ce cas précis, rendre toute la démarche apprenante et avec une réelle valeur ajoutée.

Aussi, dans des projets d’organisations apprenantes, il est d’usage d’identifier le pourquoi de ce changement organisationnel. La période actuelle nous donne à la fois le temps de réfléchir sur la raison d’être de l’entreprise et nous invite dans une certaine urgence à imaginer son devenir. Vu que le temps nous l’avons pour une fois…

Comment devient-on une organisation apprenante ?

Question complexe, réponse systémique… Plusieurs étapes sont nécessaires pour avancer sur le modèle de l’organisation apprenante. Réduire ce changement organisationnel à un modèle d’apprentissage ne résoudra pas d’autres problèmes de l’organisation comme par exemple : le rôle du management en situation de crise, la capacité des salariés à gérer l’incertitude par la prise d’initiative, les freins au changement de métiers…

L’organisation apprenante repose sur plusieurs disciplines qui peuvent devenir de véritables leviers pour s’engager dans cette nouvelle orientation :

Les modèles mentaux : il s’agit de patterns ou de modèles de pensée qui illustrent généralement des archétypes au sein de l’organisation. Ces schémas peuvent être de réels blocages dans toute conduite du changement. Par exemple : « ce n’est pas mon rôle », « de prendre des décisions » ou « on a toujours fait comme cela ».

La maîtrise personnelle : cette discipline est une compétence clef à développer chez les collaborateurs. Elle consiste à identifier leurs valeurs personnelles au sein de l’organisation pour les confronter à celles de l’organisation. Ces valeurs peuvent devenir de véritables leviers pour faire évoluer l’organisation et ses membres.

La vision partagée : cette discipline, bien que plus identifiable, est loin d’être « facile » à mettre en œuvre car elle nécessite que chaque partie prenante soit en phase sur le rôle à jouer. Doit-on donner le pouvoir de décision aux collaborateurs dans un projet ou est-ce uniquement une consultation ?

Apprendre en équipe : l’apprentissage en équipe ne s’illustre pas par une action de formation collective. Il s’agit de mettre en œuvre des opportunités pour faire travailler ensemble des collaborateurs sur la résolution d’une situation de travail posée en problématique (ex : recruter un nouveau collaborateur, définir un nouveau mode de fonctionnement, accompagner des clients à l’usage d’un outil numérique etc. )

Penser systémique : cette discipline s’appuie sur des outils et des méthodes de raisonnement systémique. Plus complexe à utiliser, elle est pourtant le socle des autres disciplines qui devront penser au système et aux interactions possibles dans chaque étape de leur projet de changement organisationnel ou de conduite de changement.

Conseils de l’agence Grain’s

Tout projet de transformation en organisation apprenante, porteur de changements de processus, d’organisation, de méthodes de travail devient un succès lorsque les femmes et les hommes de l’entreprise comprennent sa raison d’être et participent intégralement aux mutations individuelles et collectives que le projet sous-tend. Cette dynamique de conduite du changement permet d’ancrer les changements dans les pratiques et les comportements tout en maintenant le cap stratégique du projet.

Ces transformations complexes et systémiques nécessitent une conduite du changement à la fois innovante et agile. Les méthodes de conduite du changement classiques (ex : analyse d’impacts, communication, formation, gestion de projet) sont utiles mais ne sont plus suffisantes. Les programmes de transformation nécessitent des méthodes innovantes d’idéation pour répondre aux changements de fond du monde du travail (méthodes de travail plus collaboratives, plus réactives, créatives et plus concrètes, plus efficientes). Maintenir un bon niveau d’apprentissage social et de productivité des collaborateurs tout au long du projet est un des challenges de la conduite du changement.

Pourquoi choisir l’agence Grain’s pour vous accompagner à devenir une organisation apprenante ?

Devenir une organisation apprenante est une nouvelle compétence collective qui se travaille au sein de votre organisation en toute transparence avec vos collaborateurs… Convaincus que le succès de ce projet, de quelque envergure qu’il soit, passe par un accompagnement des collaborateurs et des unités fonctionnelles, nous plaçons la conduite du changement au cœur de notre métier de conseil et de facilitation.

Notre approche de la conduite du changement est fondée sur l’expérience acquise au cours de mes multiples missions civilo-militaires et d’expertises à l’étranger. Au cours de celles-ci, j ‘ai eu à m’adapter en permanence.

Je mets à votre service ces expériences de vie.

Confinement et transition numérique

Journal d’une formatrice confinée et d’apprentis technophiles du numérique

Quand l’annonce du confinement a été prononcée, la question s’est posée du maintien des formations à destination des groupes en situation d’illettrisme numérique. Au cours de la journée du 16 mars, plusieurs formateurs et formatrices ont travaillé pour élaborer de nouveaux parcours accessibles aux stagiaires inscrits dans une formation dédiée à la maitrise des TIC.

Mardi 31 mars s’achevait en distanciel une formation (normalement prévue en présentiel) avec un groupe d’apprenants assidus, connectés et producteurs de ressources numériques.

Je garderai en mémoire le déroulé d’une dernière journée de formation, réalisée avec ce groupe qui débutait leur parcours, ne sachant pas vraiment ce qu’il deviendrait en fin de formation…

La classe virtuelle a démarré à 8h00. Les apprenants rejoignent sans hésitation et sans difficulté la salle de visioconférence créée avec l’outil Whereby. Certains savent se connecter avec leurs ordinateurs et d’autres avec des smartphones. Michel, un des stagiaires m’explique qu’il a trouvé la solution par lui-même pour résoudre son problème de caméra.  

Nous avons démarré par des consignes et des tutoriels publiés dans un support collaboratif avec l’outil Padlet. Les stagiaires travaillent en autonomie sur la création d’un formulaire de 9h30 à 10h30.

De 10h30 à 12h00 : Une deuxième classe virtuelle est organisée sur les agendas partagés. L’objectif est de les familiariser avec l’usage de plannings dématérialisés.  

A 13h00, des stagiaires discutent seuls dans la salle virtuelle. La formation reprend. Je souris car ils sont devenus autonomes dans l’usage de la solution de visioconférence. 

13h00 à 14h00 : Un exercice est demandé : Créer leur planning de formation à l’aide d’un agenda numérique, soit avec outlook, soit avec google agenda.

14h00 : Une 3ème classe virtuelle est proposée pour apprendre à créer de courtes vidéos avec Adobe Spark. Nadia réalise son premier cv vidéo. David, michel réalisent une vidéo souvenir sur leur formation. Laetitia crée une vidéo pour présenter ses prestations en œnologie.

17hO0 : La formation se termine par un bilan. Chacun s’exprime avec ses propres mots sur ce qu’ils auront appris, sur ce qu’ils savent aujourd’hui faire en mode télétravail.

Pour moi, le confinement aura été un accélérateur dans l’acquisition de compétences numériques et dans la capacité de «télétravailler». Hier, ils étaient des novices du numérique. En quelques semaines, certains sont devenus des technophilesd’autres des apprentis du numérique capables d’agir en situation et par eux-mêmes. 

Journal de confinés en formation à distance

Journal d’une formatrice confinée et de 9 développeurs web en formation à distance à l’ANPEP !

Pour beaucoup de centres de formation, le confinement a été brutal et rapide, nécessitant une adaptation en moins de 24h00 pour poursuivre les parcours de formations qualifiantes. La mise en quarantaine aura « forcé » la transformation des déroulés pédagogiques du tout présentiel au 100% distanciel.

Pour certains publics en formation, la bascule au 100% distanciel a été plus ou moins facile…

Pour des développeurs web, le télétravail avait fait l’objet d’une de mes interventions en février… Jeudi 26 et vendredi 27 mars ont facilité sa mise en pratique…

Une journée intensive organisée autour de deux études de cas réels proposées par deux entreprises souhaitant faire évoluer leur site web.

L’objectif de ces deux journées : réaliser deux diagnostics, des préconisations et deux maquettes de sites web, en équipe.

Comme j’ai pu le dire au groupe des développeurs… Même si nous sommes confinés, le monde extérieur peut venir à nous…L’intérêt de cette approche pédagogique est de mettre en pratique les cours précédemment dispensés sur les méthodes agiles et l’expérimentation d’outils collaboratifs numériques.  

La veille : Un message a été envoyé au groupe le mercredi soir pour communiquer sur la classe virtuelle et le lien de connexion. Pour les familiariser avec certains outils utilisés par les équipes informatiques, nous avons fait le choix de communiquer uniquement via l’outil numérique Slack (plateforme collaborative gratuite).

Comme d’habitude, la journée démarre à 8h00, en mode classe virtuelle. Tous les développeurs ont rejoint avec facilité la salle virtuelle créée avec l’outil de visioconférence Hang out. Ils étaient même connectés à 7h45…

De 8h00 à 9h30 : Une classe virtuelle est réalisée sur la méthode Kanban et sur les deux études de cas d’entreprises. Un tutoriel sur l’outil numérique Trello permet d’organiser la restitution des travaux par équipe.  

9h30 à 10h50 : Les développeurs travaillent en autonomie pour réaliser l’audit des deux sites web.

11h00 : Entretien avec la 1ère entreprise. La rencontre avec la cheffe d’entreprise apporte des éléments complémentaires aux développeurs sur le secteur d’activité et sur l’offre de service. Des questions sont posées par les développeurs pour affiner leurs diagnostics.

13h00 : Un 2ème entretien est organisé. La difficulté dans cet exercice est de rester concentrer tout au long de la rencontreApprendre à s’organiser dans son travail est aussi un des objectifs de ces deux journées…

A 14h00 : Exercice de reformulation. Chaque équipe reformule ce qui a été dit par les deux entreprises. L’intérêt de la reformulation est de s’assurer que chaque développeur était à l’écoute tout au long des entretiens.  

Un tutorat à distance de 30mn est proposé à chaque équipe pour les guider dans leurs préconisations.  

Pour le reste de la journée, les stagiaires réalisent un diagnostic de chaque site, en autonomie.

Le lendemain matin, la routine s’installe… Le rdv est donné pour 8h00, en mode classe virtuelle.

8h30 à 12h00 : Les équipes ont défini un cahier des charges pour travailler sur des maquettes de sites web. 

12h50 : Un point d’étape est réalisé avec les développeurs avant la venue de la 1ère entreprise.

Tout au long de l’après-midi, les équipes de développeurs ont présenté leur travail aux entreprises. Cet exercice leur permet de consolider leurs apprentissages sur le CMS wordpress (logiciel pour réaliser des sites web) et leurs aptitudes à faire preuve de pédagogie. Expliquer permet de vérifier que les savoirs ont été assimilés.

=> Constat : Les développeurs ont des facilités pour apprendre à télétravailler et à utiliser des outils de visioconférence. Les études de cas ont imposé un engagement et une production, ce qui permet également d’ajouter une autre complexité : celle de s’organiser dans son travail quand on travaille à partir de chez soi.

Comme exprimé en fin de journée, “cette nouvelle réalité pourrait peut-être devenir votre futur, si vous optez pour une activité en freelance“.

Fin des 2 journées : Objectif réussi 🙂

Journal de confinement en mode classe virtuelle

☑️ Journal de formation avec des Novices du numérique en mode classe virtuelle ! Une journée intensive pour réussir à capter l’attention des participants, en apprentissage sur les outils numériques.

1er exercice : Réussir à se connecter à la salle virtuelle, avec des équipements hétérogènes : smartphone, ordinateur fixe ancienne génération, ordinateur en mode sécurité, navigateur web comme internet explorer…

Après ce 1er obstacle, réussir à maintenir une connexion stable malgré les nombreuses sollicitations de la maison : conjoint en télétravail, devoirs des enfants … Expliquer les consignes de la journée et les exercices à réaliser en autonomie.

En fin de matinée, planifier l’après-midi sous forme de RDV individualisés, suffisamment courts pour maintenir une dynamique et suffisamment pertinents pour maintenir l’attention.

Constat : le télétravail impose une capacité à se concentrer et à savoir travailler sur un ordinateur pendant plusieurs heures... Quand le présentiel est transformé en distanciel, avec des contraintes d’heures de présence… c’est là où les choses se gâtent et où il est nécessaire de faire preuve de beaucoup d’imagination.

Fin de journée : épuisée 🙂 😅

L’agence Grain’s se mobilise en facilitation numérique

Face à cette crise, l’agence Grain’s est plus que jamais, au service des organisations et des salariés qui y télétravaillent.

Nous nous mobilisons pour répondre à vos interrogations en matière de collaboration à distance.

Comme vous le savez, nous disposons d’un savoir-faire reconnu concernant ce sujet.  

Posez-nous vos questions techniques ou besoins sur les outils de communication numérique ou de formation à distance (gratuits et intuitifs), nous vous répondrons toujours avec le sourire. 🙂

L’objectif de cette démarche est de permettre à chacun de continuer à travailler durant cette mise en quarantaine de la France.

N’hésitez pas à partager, si cette facilitation numérique ne vous intéresse pas. 

Nous restons à vos côtés pour faire face à cette situation inédite.

Prenez soin de vous et de vos proches,
Confinement vôtre, 

Séverine CHARLON
Fondatrice et Dirigeante de l’agence Grain’s

L’animation de groupes de travail ne se résume pas au groupe. Pensez aussi aux espaces de réunion.

Confidences de Séverine CHARLON

Séverine CHARLON, Fondatrice de l’agence Grain’s Créateur de connaissances

Depuis que j’ai 18 ans, l’animation fait partie de ma vie. J’ai débuté cette activité dans l’eau avec des bébés nageurs et avec des personnes ne sachant pas nager. Ancienne nageuse, mon hobby consistait à créer des univers de jeux dans l’eau les samedis et dimanches matins pour apprendre aux gens à respirer dans l’eau et à évoluer dans cet élément.

Pour moi, l’animation de réunions ou de groupes ne diffère pas de ce que je faisais dans une piscine. L’idée est de faire évoluer des individus, dans un ou plusieurs espaces, en faisant appel à des techniques et à des activités. Dans ma formation initiale, j ‘ai eu l’opportunité d’étudier les arts du spectacle et la photographie. Ce que j’ai appris dans mon parcours me permet de penser autrement les espaces de réunion. Quand je prépare un séminaire ou une réunion, j’utilise le terme de scénarisation.

C’est quoi la scénarisation ?

La scénarisation est l’art d’écrire des scénarios, un script décrivant une histoire. Cette discipline rattachée à l’univers des arts du spectacle est aujourd’hui utilisée dans le champ de la formation et dans l’organisation de séminaires.

La scène s’installe dans la salle de réunion où des jeux de rôles se jouent habituellement…L’animateur de réunion joue un rôle d’acteur qui ne s’exerce que dans ces espaces… n’est-ce pas ?

Pourquoi la scénarisation est-elle autant importante dans l’animation de réunions ?

Pour moi, scénariser une réunion est une des clefs pour engager des individus dans une situation de travail anodine qui habituellement se joue assis autour d’une table… La scénarisation facilite le séquençage des différents temps et permet de penser autrement aux espaces dans lequel les participants sont regroupés.

Pour moi, l’espace est physique et numérique. Il est composé de murs, de la salle et de l’extérieur, des outils numériques qui peuvent nous renvoyer à d’autres espaces de travail (supports dématérialisés, dossiers partagés, quiz intéractifs etc.).

Si ces espaces sont identifiés dans les temps de réunions, ils favorisent l’engagement des participants, au travers d’activités qui leurs seront demandées.

Activités qui utilisent les murs…

Plus concrètement, comment pensez-vous les espaces dans vos ateliers ?

Quand l’agence est sollicitée dans l’animation d’ateliers, nous demandons le plan de la salle. En fonction de l’espace, nous allons pouvoir nous projeter à priori dans le scénario. Je garde des réserves car l’improvisation fait aussi partie du métier… Par exemple, lundi et mardi dernier, nous avions un couloir à l’extérieur qui favorisait la marche après le déjeuner… Nous avons donc utilisé ce couloir, ce qui s’est fait, sans être prévu dans le scénario…

Ensuite, nous travaillons pour que le mobilier puisse bouger dans l’espace. Les chaises et les tables ont des fonctions précises dans un espace. Les tables servent à l’écriture ou la prise de note, mais elles servent aussi à produire ou à fabriquer des idées ou des objets…

Les chaises sont des outils qui peuvent être regroupés en cercle ou en binôme… Trés simplement, nous exploitons la nature mobile… de ces équipements, une caractéristique parfois oubliée dans les réunions.

Notre plus value, c’est d’utiliser le prototypage pour repenser les espaces…

Dans nos ateliers, nous travaillons sur des prototypes des réunions. Ces réalisations sont des activités ludiques pour construire en équipe le scénario de réunion. Et comme disait une participant cette semaine “elles peuvent même servir d’ordre du jour”

Prototype d’un espace de travail

Nos ateliers sur ce thème

Atelier en situation de travail – de l’agence Grain’s Créateur de connaissances

Powerpoint vs sans powerpoint. Est-ce bien l’information à traiter?

C’est la faute de Powerpoint ?

Le logiciel PowerPoint fait son apparition à la fin des années 1980, au moment où les organisations de travail évoluent et deviennent matricielles. Les relations, jusqu’alors presque exclusivement hiérarchiques se sont horizontalisées. Les salariés sont invités à collaborer entre différents services des groupes de travail transversaux. La gestion de projet s’est développée, les réunions et les diaporamas se sont multipliés…

Le principe de PowerPoint est très simple et très schématique. Dans chaque diapo (en anglais slide), le champ pour écrire est très limité. Il faut résumer les informations dans des emplacements dédiés (zone de texte et image)… Cela suppose qu’en amont, l’utilisateur de ce logiciel ait identifié les données à exploiter…

Avec PowerPoint, les opposants (dont je fais partie) pourraient dire que l’information est mise au second plan. On privilégie la forme au fond. Dans un sens, oui mais de quelles informations parle-t-on ?

Autre constat…Depuis l’avènement des réseaux sociaux, pourquoi condamne-t-on autant l’usage de ce logiciel ? Pourquoi peut-on lire dans certains articles « la pensée powerpoint, nous rend-il stupide ? »

Pour l’agence Grain’s, il s’agit d’un faux problème. Ce n’est pas la faute au logiciel utilisé…. Il s’agit plutôt d’identifier ce qui est fait en amont de l’information produite dans ces « powerpoint »…

Prendre en compte le web 2.0 dans le traitement universel de l’information et dans la création de contenu numérique multimodal…

A la fin des années 90, le web 2.0 se développent à travers la création de forums, blogs, wikis, réseaux sociaux et plateformes d’échanges (naissance de Wikipédia et de Youtube).

Cette nouvelle ère du web change la donne dans la communication numérique et particulièrement dans le traitement de contenus informationnels et multicanaux. Ce nouveau web crée une rupture dans notre manière de chercher l’information accessible via un moteur de recherche universel (Google), notre manière de synthétiser l’information sous des formats de plus en visuels (vidéos, infographies et dataviz) et dans notre manière de communiquer via des nouveaux langages internationaux : Les emoji 😊 et les langages informatiques, les symboles creative commons…

Pour les entreprises, quels que soient leurs secteurs d’activité, une nouvelle problématique apparaît : l’attention.

L’attention, la nouvelle donne dans le traitement de l’information et la création de contenus numériques

L’économie de l’attention est une branche des sciences économiques. Ce concept a été énoncé en 1971 par Herbert Simon, futur prix Nobel d’économie. Il part du principe que l’abondance d’informations crée une rareté de l’attention. L’attention d’un individu peut être pilotée par des objectifs, qu’il se fixe lui-même, et qui orientent ses choix de consommation de médias, ou par des stimuli (titres accrocheurs, images, vidéos, etc.) qui guident et captent son attention.

En échange de son “attention”, le collaborateur/internaute attend une contrepartie qui peut être multiple : une information pertinente, un apprentissage, une émotion, un instant de plaisir etc…  Aussi le contenu informationnel, le format et la qualité du support seront guidés par ce nouvel indicateur qu’est l’attention.

Dans les organisations de travail, la problématique sur l’attention s’oriente sur l’animation des réunions. Une nouvelle pathologie se développe : The Recovery meeting syndrom

Par exemple aux Etats-Unis, le syndrome de la récupération de réunions est pris très au sérieux dans certaines entreprises américaines (comme Amazon ou Google), qui interdisent l’emploi de diaporamas lors des réunions d’équipes…

Il est vrai que la préparation de ces réunions consiste à créer de lourds « powerpoint » , qui seront utilisés quelques heures seulement…Ce format de support est malheureusement systématiquement utilisé pour traiter et présenter des informations comme les organigrammes, des chiffres clefs, des vidéos, des résultats commerciaux, des stratégies, des plans d’actions, des nouveaux règlements, des formations etc… Et si vous tentez de vous interroger sur le support …on vous demandera : Mais quel autre support peut-on utiliser ?

Pour l’agence, le problème n’est pas dans ce logiciel. Il est malheureusement dans le non-traitement de l’information, trop reproduite en l’état dans de longs diaporamas…

La piste du data design et de la visualisation des informations

Nouvelle pratique, le data design est ainsi l’art du design qui est appliqué aux données. Cette nouvelle pratique regroupe les techniques et les outils graphiques consistant à transformer les données en contenu informationnel.

Rappelons qu’une donnée est textuelle ou numérique. Un nuage de mots par exemple est un design de mots clefs analysés et mis en forme pour identifier des idées clefs sur un sujet.

Certains outils gratuits comme Wordle permettent de créer des nuages de mots gratuits. Pour les données numériques, des outils comme Tableau public propose en un clic, de réaliser des cartes géographiques à partir d’une base de données d’adresses (visuels ci-dessous).

Créés pour analyser des masses d’informations de plus en plus complexes, ces outils de data design et de visualisation sont capables de traiter une masse de données et de créer des contenus innovants comme des Treemap ou des Alluvial Diagram. (Voir ci-dessus le diagramme alluvial sur le modèle de l’organisation apprenante).

Pour l’agence, cette nouvelle pratique constitue une compétence numérique fondamentale à considérer pour le développement de nouvelles capacités cognitives dans le traitement de l’information comme le raisonnement systémique.

L’agence intervient auprès de nombreux publics débutants à experts sur le design et la visualisation des données : conception de dataviz et d’infographies pédagogiques, création d’illustrations en conduite de changement, formation à la vidéo et l’animation à des fins pédagogiques.

Récap Janvier 2020 : On vous dit tout !

Les ateliers sur mesure de l’agence Grain’s Créateur de connaissances

Au cours du mois de Janvier, l’agence est intervenue sur l’intégration d’outils numériques dans les formations et dans des ateliers de sensbilisation sur la culture numérique auprès de publics en reconversion professionnelle. A ce titre l’agence a publié un article sur l’illettrisme, véritable tabou dans les organisations.

L’agence Grain’s créateur de connaissances a élaboré une démarche associant le design et l’apprentissage. Dans des situations de conduite de changement ou de réorganisations, elle propose à ses clients des objets pédagogiques pour accompagner les transitions, qu’elles soient technologiques, culturelles ou organisationnelles.

Le 4 février prochain, elle animera un webinaire sur ce thème. A bon entendeur…

Transformations des organisations

L’agence Grain’s Créateur de connaissances accompagne les entreprises et les collectivités à dans des situations de changements organisationnels. Pour ce faire, elle emploie des méthodes de résolutions de problèmes et des outils de datavisualisations.