Adopter un esprit critique dans une démarche d’intelligence collective

Un exercice ambitieux s’est déroulé vendredi avec 14 directions du Conseil départemental de l’Isère… S’appuyer sur les clefs de l’organisation apprenante et initier des directeurs et directrices à des outils d’analyse critique.

Projet de direction et esprit critique

Tous ont actuellement un travail important à mener avec leurs agents : Elaborer leur feuille de route en mode intelligence collective !

En quoi le modèle de l’organisation apprenante est-il utile dans ce type de projet ?

Le modèle de l’organisation apprenante nous invite à prendre de la hauteur par rapport à la complexité d’un sujet ou d’un problème. Il nous propose de penser de manière systémique aux situations qui nous arrivent… Rien n’est figé lorsque vous êtes face à un problème ou à une solution.

Dans les préceptes de l’organisation apprenante, toute démarche que vous menez seul ou avec vos équipes est un processus qui amènera dans tous les cas, à un changement.

Au cours de cet atelier, nous avons initié les directions à penser avec des outils d’analyse critique. J’ai osé aborder des sujets comme la question de l’expérimentation dans un projet de direction ou celle du niveau d’engagement… Qui décide dans un atelier organisé en intelligence collective ?

L’utilité de cet atelier à destination des managers et des directions

Nous pouvons embarquer un collectif, des collègues sur un atelier d’intelligence collective. Nous l’avouons, ce ne sera pas facile mais le plus important est d’être clair et de donner du sens à ce que l’on demande de faire…

Pour en savoir plus : nous contacter

10 astuces pour réussir ses réunions hybrides

Animer un groupe de travail en présentiel et en distanciel n’est pas une mission facile ! Ouvrir une salle virtuelle et projeter un support powerpoint ne suffisent pas pour maintenir l’attention des personnes en présence et les personnes à distance.  

Avant toute chose, vous aurez comme mission de créer un espace de dialogue commun entre ceux qui sont dans la salle avec vous et ceux qui sont en distanciel.

Créer cette dynamique de travail en mode hybride nécessite de repenser le temps et l’organisation de la réunion. Une réunion hybride se prépare en avance…

Pour vous aider à réussir vos réunions hybrides, l’agence Grain’s vous propose plusieurs astuces pour faciliter la prise de parole et la bonne compréhension des informations.

C’est quoi une réunion en mode hybride ?

Le terme hybride renvoie étymologiquement « à l’idée d’une « bâtardise », à un mélange interdit, à un mariage improbable, qui a transgressé la norme, l’habitude, l’identité, l’ordre établi« . selon Gabrielle Halpern, Philosophe. Il est vrai qu’une réunion hybride n’est pas quelque chose de commun. On ne peut pas la ranger dans une case car son format évolue à chaque fois. Dans un cas, on peut avoir plus de participants en présentiel et moins en distanciel. Et la réunion suivante, on peut avoir cinquante personnes en distanciel et quelques personnes en présentiel.

L’hybride n’est pas commun et habituel. Il demande à chacun de sortir de sa zone de confort. Dans une réunion hybridée, certains participants sont visibles et d’autres invisibles.

La situation est complexe pour les organisateurs et l’équipe d’animation. Pour les participants, l’enjeu est surtout de bien rester concentré sur le contenu de la réunion, pour capter l’information.

Quelque soit son format, une réunion reste un processus pour réunir des parties qui avaient été divisées, désunies, isolées. C’est en tout cas, la définition dans le dictionnaire Larousse.

Organiser et animer une réunion hybride n’est pas une tâche simple, surtout pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’expérience. En effet, l’animateur/trice de la réunion doit veiller à capter l’attention de tout le monde et veiller au bon déroulement des échanges.

Présentiel et distanciel : Quels sont les pré-requis ?

Une réunion hybride est obligatoirement connectée à un réseau wifi pour les organisateurs et pour les participants. Mais tout le monde ne dispose pas d’une connexion très haut débit ! Il est souhaitable que ce pré-requis puisse être pris en compte dans le choix de la solution de visio-conférence. Certains outils comme Adobe connect sont assez gourmands en bande passante, contrairement à Teams ou Zoom. Ainsi, il est indispensable que la connexion wifi fonctionne de manière optimale pour tous les participants afin qu’ils puissent suivre la réunion en toute sérénité. Ceci reste un défi de taille !

L’autre défi des réunions hybrides, c’est le niveau de maîtrise numérique des participants. Il y a encore de nombreuses personnes, en France, qui n’ont jamais envoyées un email de leur vie… Certaines ne savent pas non plus se connecter à une salle virtuelle. Il se peut que certains paniquent dès qu’on change d’ordinateurs. Dans la mesure du possible, il est fondamental de préparer chaque personne, soit en organisant une session de tests techniques, soit en produisant un manuel simple sur la façon de se connecter et d’utiliser la plateforme. Dans ce dernier cas, le format vidéo est le plus adapté à la situation.

Les 10 secrets pour réussir sa 1ère réunion hybridée ?

Astuce 1 – Pour créer du lien avec l’audience, utiliser un brise glace

Les icebreakers ou brise-glaces sont une façon intéressante de dynamiser des réunions, de créer du lien, et un état d’esprit positif. De plus, cette activité se déroule en quelques minutes sur la réunion et elle apporte un réel bénéfice à celle-ci. Un brise-glace peut être adapté à chaque situation. Il peut aider à favoriser la prise de parole en public, comme encourager les personnes, mêmes invisibles durant la réunion, à se manifester et à parler des défis liés à l’objet de la réunion. De plus, si vous n’avez pas d’idée, consultez notre boîte à Grain’s. Vous trouverez des brises glaces dématérialisés comme l’arbre à personnages.

Astuce 2 – La réunion hybridée se déroule quand même dans un espace commun

Quelle galère ! Dans les réunions hybrides, vous n’aurez jamais la même situation. Avec ce partenaire, vous utiliserez Teams et les sous salles. La fois prochaine, vous serez tous sur Zoom mais sans sous salle.  A chaque réunion, il faudra s’adapter et créer des espaces communs d’échanges. La zone de chat est la plus simple. Encore faut-il que les participants sachent l’utiliser. Dans d’autres réunions, il sera utile d’utiliser des outils collaboratifs pour favoriser la prise de note. Personnellement, lorsque j’anime des réunions hybrides, j’utilise un outil très simple et disposant d’une formule premium : Padlet.

Lors des dernières réunions, où nous avions organisé un world café en mode hybride. Ce tableau de bord a été très utile pour favoriser la prise de note par les hôtes. 

Astuce 3 – Le scénario se prépare comme une compétition de formule 1.

Chaque réunion hybride se prépare et se prépare avec l’ensemble des personnes qui participeront à l’organisation et/ou à l’animation. Il est conseillé de rédiger des consignes à l’attention de l’équipe et d’organiser une petite réunion pour bien se caler avec tout le monde. Il faudra utiliser ce temps de préparation, pour vérifier l’engagement et l’aisance de chacun dans la prise de parole ou la co-animation.  

Astuce 4 – La temporalité change.

Respectez votre horaire et gardez le cap : démarrer et finir à l’heure, c’est respecter les participants et se respecter soi-même. Et en distanciel, les participants partent plus vite qu’en présentiel…

Durant la réunion, la temporalité change aussi. Le changement de rythme s’effectue en quelques minutes. Les heures deviennent longues pour les participants e distanciel, seuls devant leurs écrans. Tandis que ceux en présence peuvent aussi devenir impatients, très rapidement si le démarrage se fait attendre.

Astuce 5 – Les rôles sont définis à l’avance.

Prévoyez un scénario qui mentionne le rôle de chacun. Responsabilisez l’équipe et distribuez les rôles en amont de la réunion afin de bien définir qui fait quoi :

Un animateur :  il distribue la parole, dynamise les échanges et il peut maitriser le temps.

Un/une modératrice : Il ou elle aura le rôle clef de gérer les micros dans la salle virtuelle ou en présentiel. Elle aura également le rôle de gérer la caméra ou d’épingler les caméras dans la salle virtuelle. 

Des co-animateurs/trices : Il ou elle co-anime la réunion, notamment lors de la mise en place de demi-groupes.

Des orateurs : Prévoir un temps de parole pour chacun et éviter si cela est possible, les supports powerpoint.

Astuce 6 – Pause visuelle et attentionnelle

Selon un article des Echos, la concentration des cadres en réunion serait de 52 minutes : au-delà, notre attention se met à diminuer. Peu de chances alors de garder des participants attentifs plus longtemps … Sauf si vous faites des pauses !

Les cadres passent en moyenne 27 jours par an en réunion. Certaines de ces réunions durent parfois des heures, et parfois une journée complète. Il est alors important d’offrir à vos collaborateurs la capacité et la possibilité de maintenir une concentration maximale.

Pour que vos réunions hybridées soient agréables et utiles à tous, des pauses s’imposent ! Accordez un peu de temps, en dehors des écrans, à ceux qui seront en distanciel. Ce petit moment de pause visuelle permettra de reposer leurs yeux, de bouger et d’intégrer les informations reçues au cours de l’heure qui vient de s’écouler.

Astuce 7 – Le contenu est l’ennemi des réunions hybrides

C’est le logiciel le plus utilisé dans les réunions. On le nomme Powerpoint. Il permet de faire se succéder des « slides » généralement présentées par vidéoprojection et dans une salle virtuelle. Il est pourtant l’un des ennemis méconnus des entreprises. Un ennemi de l’intérieur qui est largement devenu le contenu unique et le centre de toutes les attentions dans l’organisation d’une réunion hybride.

Dans le contexte d’une réunion hybride, l’objectif n’est pas de diffuser un maximum de contenus, mais de maintenir l’attention et la présence de l’ensemble des participants.

Astuce 8 – L’oralité est à privilégier

Pour être compris, lâchez vos slides ! On veut vous entendre et vous regarder, pas lire des diapositives. Pour éviter le conflit entre l’oeil et l’oreille, ne faites jamais lire une information sur une diapo dont vous êtes en train de parler. Le tempo à respecter entre la mémoire visuelle et auditive est délicat. Pour éviter de rompre la connexion avec le public, nous vous conseillons de les utiliser avec parcimonie.

Astuce 9 – Sobriété numérique

La sobriété numérique, c’est remettre en question la manière d’envisager les interactions au cours d’une réunion hybride. Faut-il absolument utiliser des plateformes collaboratives, en plus des outils numériques utilisés comme l’outil de visioconférence.

Rappelons l’enjeu d’une réunion, réunir ceux qui sont isolés… C’est le cas pour les participants en distanciel, contrairement à ceux qui sont en présentiel. Demander aux participants de se connecter à une salle virtuelle et de les inviter encore à se connecter à une plateforme pour compléter des post-it en ligne… Est-ce vraiment favoriser le débat d’idées et le dialogue ?

Astuce 10 – Reformulation

Reformuler aide à se rappeler ce qui a été dit au début de la réunion. La reformulation permet de clarifier, éventuellement reprendre avec d’autres mots, les idées essentielles pour des participants qui n’auraient pas compris la première formulation. Prendre un peu de temps, en fin de réunion pour inviter à poursuivre, à développer, à préciser ce qui vient d’être dit ; à désamorcer un moment de tension. Reformuler montre à l’autre qu’on l’écoute et l’incite à écouter. La reformulation synthèse permet de clarifier la réunion et d’engager un nouveau point de départ pour une prochaine réunion.

Les innovations pédagogiques du passé

Quelles étaient les innovations pédagogiques dans le passé ? Ne partons pas si loin, remontons juste en 2012.

Chaque année, The Open University publie un rapport sur les principales innovations pédagogiques dans le Monde. Cette année, pas de rapport, donc j’ai eu la curiosité de regarder les 1ers rapports publiés…

En 2012, nous parlions déjà de mini formations à distance… Des Masterclasses vendues très chères par le secteur de l’édition comme The Financial Times…

Oui, les MOOCS existaient déjà mais je me souviens des premières fois quand j’ai abordé le sujet en 2014, on me disait… Ce n’est pas de la formation, ça !

En 2012, on parlait déjà des E-books et des données analytiques d’apprentissage. Enfin dans ce rapport, on parle de l’apprentissage rhizomatique… Vous avez testé ?

En lisant la définition… Ce type d’apprentissage est au coeur d’un dispositif expérimental Dessine ton avenir Pro, sur Apt..
Sans le savoir, on expérimente en ce moment, une innovation du passé.

C’est fou comme le temps passe vite !

La lecture avec des E books

Un E-book est un livre au format numérique, qui peut être partagé et consulté sur tous supports ( smartphone, tablettes, liseuses numériques.

Les mini formations ou masterclasses

Le secteur de l’édition a développé des mini-formations pour capter une audience et proposer des produits adaptés à ses lecteurs. (3 ou 4h / semaine).

Aujourd’hui, ce format s’appelle aussi des classes virtuelles...

Evaluation des performances dans l’apprentissage

Inspirés des jeux vidéos, il s’agit de feedback transmis à l’apprenant sur sa progression. Des outils permettent d’automatiser ses évaluations réalisées tout au long de l’appprentissage.

L’utilisation de badges en formation

Certificats accessibles via des plateformes en open source pour attester de l’acquisition de compétences en formation. ( ex : Open badges)

Les MOOCs

Massive open online courses ou formations ouvertes à tous et en ligne sont des parcours thématiques proposées par les universités ou grandes écoles.

Consulter la plateforme FUN ou COURSERA, les plus connues.

Apprentissage permanent ou informel

L’apprentissage permanent ou informel c’est quand une personne apprend à travers une combinaison de lieux, heures, technologies ou contextes sociaux. Un tel apprentissage peut être intentionnel ou accidentel, collectif ou individuel. Il commence par une discussion informelle avec des collègues, ou en ligne à la maison.. et peut se poursuivre dans une salle de formation.

L’édition académique innove

L’accès au savoir passe par la lecture d’articles scientifiques réalisés par des enseignants chercheurs. Des initiatives sont proposées pour permettre l’accès à des articles, soit payants à l’unité ou en open source.

Learning analytics

Analyse quantitative et qualitative de l’apprentissage. Tableaux de bord édités basés sur des données chiffrées qui permettent de piloter le parcours réalisé par l’apprenant de manière objective.

Apprentissage à travers les modalités d’exploration ou d’enquêtes

Apprendre en réalisant une enquête, une exploration sur un sujet ou sur un projet donné.

Apprentissage rhizomatique

L’apprentissage rhizomatique fait référence à la métaphore biologique d’un rhizome, où la tige d’une plante prend racine et pousse pour devenir forte et grandir, ce qui en fera une nouvelle plante. L’apprentissage se fait en société et en réseau. Au sein de l’apprentissage rhizomatique, il se construit et se reconstruit sans cesse car il se fonde sur les conditions changeantes de l’environnement, sur les besoins que les élèves ont à un moment donné.

Développer une culture numérique et un esprit critique

Culture numérique et esprit critique

Nous utilisons presque tous le numérique…mais dispose-t-on d’une culture numérique ?

Avec les réseaux sociaux ou la navigation sur Internet, nous passons de plus en plus de temps sur ces plateformes, conçues pour capter notre attention, comme le souligne le dernier rapport remis au Président de la république « Les lumières à l’ère du numérique » de Gérard Bronner, sociologue.

Sans réellement nous en rendre compte, nous dépendons de logiques algorithmiques éditoriales. Nous évoluons dans des bulles épistémiques qui contribuent à façonner nos croyances ou nos comportements collectifs, particulièrement sur les réseaux sociaux.

Plus nous saurons comment fonctionnent ces plateformes numériques et plus nous éduquerons les individus au traitement de l’information et à l’esprit critique. Plus nous serons en mesure de les maitriser et de lutter contre certains automatismes de pensée, comme celui de considérer un post sur un réseau social comme une connaissance vraie.

Constat de l’agence Grain’s, activateur sur la transition numérique

Séverine CHARLON avatar

Depuis les années 2000, Séverine CHARLON fondatrice de l’agence Grain’s accompagne les TPE et des novices du numérique à acquérir une culture et des usages numériques. 

Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, les entreprises et les collectivités ont été envahies de messages martelant la nécessité d’investir du temps et de l’argent sur ces plateformes. La pratique s’est développée, les usages se sont démocratisés. Aujourd’hui, l’heure n’est plus uniquement à l’apprentissage de la technique, mais à l’analyse critique de ces pratiques professionnelles : usage de la messagerie électronique et des données personnelles, usages des réseaux sociaux et des logiques algorithmiques, traitement de l’information sur le web. 

C’est en observant et en accompagnant des novices et des professionnels, que nous avons souhaité développer des ateliers et des jeux dédiés à la culture numérique. Nous vous les présentons ci-après. 

Atelier CULTURE, COMPETENCE ET CITOYENNETE NUMERIQUES AU QUOTIDIEN

La digitalisation des environnements de travail conduisent les salariés à manipuler des logiciels sophistiqués, à développer un savoir-faire social en ligne ou à travailler de plus en plus avec des équipes à distance.

L’objectif de cet atelier consiste à développer une culture, des compétences et une citoyenneté numériques.

Durée : 7h00

En présentiel ou en distanciel

42 podcasts et jeu de 7 familles connectés pour novices du numérique

Box pédagogique pour novices du numérique

La box pédagogique s’adresse à des novices du numérique : 42 podcasts et un jeu de 7 familles sur papier connecté pour apprendre les TIC et développer des compétences numériques (navigation sur le web, télétravail, communication par messagerie, sécurité, déconnexion, numérique responsable, boite à outils numérique).

Une agence toujours au service des organisations apprenantes

Les clients de l'agence Grain's
Les nouveaux clients de l’agence Grain’s

L’agence Grain’s Créateur de connaissances accompagne les entreprises et les collectivités à devenir des organisations « apprenantes ». Une organisation devient apprenante, dès lors qu’elle développe la capacité d’évoluer en permanence grâce à la participation active de tous les membres dans l’identification et la résolution des problèmes liés au travail. » (Robbins et DeCenzo, 2004, p177). Plus concrètement, l’organisation apprenante utilisera tout évènement ou tout contexte comme des opportunités pour apprendre.

Au cours de l’année 2021, l’agence Grain’s a accompagné les collaborateurs de plusieurs structures, comme l’INRA, l’INRAE, URBA LYON à acquérir des compétences professionnelles sur l’animation de réunions à distance ou hybrides, sur l’animation de classes virtuelles ou de webinaires.

L’objectif pour ces organisations, était de permettre une adaptation au contexte sanitaire et une poursuite de leurs activités, malgré les contraintes liées aux mesures de confinement.

Un accompagnement sur mesure et des formations sur le télétravail

L’agence Grain’s Créateur de connaissances est un organisme de formation spécialisé dans la conduite du changement et dans les usages numériques.

Tout au long de l’année 2021, l’agence a dispensé des formations à destination des formateurs et des formatrices professionnels ou occasionnels sur l’animation de classes virtuelles. Pour l’agence, la classe virtuelle est très souvent perçue comme une formation dite descendante. Or ce format, conçu dans les années 2000, implique une forte individualisation de l’apprentissage réalisé à distance et la construction des connaissances par l’apprenant, de manière semi-autonome.

Nous avons aussi accompagné à la mise en place de séminaires hybrides, notamment avec le SCOT de Grenoble et l’agence de développement touristique d’Ille et Vilaine. Contrairement aux idées reçues, l’hybridation des réunions nécessitent de repenser le temps, de manière très précise. Chaque seconde compte !

Les nouveautés de l’agence en 2021

Enfin, nous avons lancé notre nouvelle rubrique La mallette de l’organisation apprenante, avec de nouveaux outils d’idéation comme la road map, le carnet de raisonnement systémique et le jeu de la roue. Ces outils d’animation et de facilitation sont éco-responsables, fabriqués par notre partenaire La fruitière numérique à Lourmarin.

Notre mission : Développer les compétences cognitives

L’agence Grain’s Créateur de connaissances explore le sujet des compétences cognitives, depuis sa création en travaillant sur le sujet de l’idéation et de la résolution de problèmes.

Nous prenons conscience que le numérique modifie le rôle de l’humain au travail, notamment à travers l’automatisation des tâches (par exemple, la prise de rendez-vous via des formulaires en ligne ou la copie d’un document). Le numérique modifie également la manière dont nous fabriquons notre connaissance. Avec les réseaux sociaux ou la navigation sur Internet, nous passons de plus en plus de temps sur ces plateformes, conçues pour capter notre attention, comme le souligne le dernier rapport Gérard Bronner, sociologue « Les lumières à l’ère du numérique« .

Pour l’agence Grain’s, l’enjeu en 2022 est de réinvestir davantage ce temps dans le développement de méta compétences, comme l’esprit critique et le raisonnement systémique pour être en mesure d’adopter d’autres mécanismes de pensée, moins automatisés. Ces compétences cognitives peuvent s’acquérir par tous, à tous les âges et auront l’avantage de permettre aux collaborateurs, de s’adapter plus aisément à un avenir de plus en plus incertain.

Pour en savoir plus sur ces nouveaux programmes, prenons rendez-vous ?

Innovation pédagogique : retour aux fondamentaux

Top départ pour un projet innovant et unique en France qui s’intitule « Dessine ton avenir pro ».

Il y a quelques mois, mon partenaire l’ANPEP sollicite l’agence Grain’s pour travailler sur un appel à projet d’innovations pédagogiques. Il s’agissait de créer des parcours innovants destinés aux jeunes et aux demandeurs d’emplois longue durée sur le territoire d’Apt. Les financeurs, dont Pole Emploi Région PACA, ont validé le dossier en décembre 2021. Nous passons maintenant à la phase de l’expérimentation.

Pour l’agence Grain’s, ce projet renoue avec les fondamentaux de notre entreprise, créée en 2014 sur la problématique de l’innovation pédagogique dans les organisations.

Les innovations pédagogiques dessinées par l’agence Grain’s

3 parcours innovants à Apt pour les jeunes et les demandeurs d'emploi
3 itinéraires innovants : démarrage Février 2022

Le sujet de l’innovation pédagogique fait débat en France. Aujourd’hui, les professionnels de la formation ont tendance à associer l’innovation en pédagogie à la technologie comme les classes virtuelles, les serious games, les plateformes LMS.

Pour l’agence Grain’s, l’innovation pédagogique passe d’abord par le sujet de la connaissance : Que devons-nous savoir en 2021 pour être opérationnel(le) et employable ?

Comme disait Michel SERRES : « Ce ne sont pas les savoirs qui sont transformés, c’est le sujet des savoirs…« 

Ce ne sont pas les savoirs qui sont transformés, c’est le sujet des savoirs.

Michel Serres

Autrement dit, c’est ce que nous apprenons et comment nous l’apprenons.

Dans nos recherches pour construire ces parcours, nous avons observé que de nombreuses formations qualifiantes ne sont plus à jour, même si elles sont réactualisées tous les 5 ans lors de leur renouvellement RNCP (Répertoire des certifications professionnelles).

Depuis le développement du numérique, un métier peut changer très rapidement. Il suffit d’un contexte particulier comme la crise que nous vivons tous pour modifier les conditions d’exercices d’un métier.

Nous vivons également dans une économie, où le métier que j’exerce, change tous les jours. Le lundi, je peux devenir un(e) animateur/trice de réunion, le mardi un chef de projet, le mercredi un(e) animateur/trice de webinaires pour ma société et ainsi de suite.

C’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas envisagé une approche par métier mais par compétences à transférer. Aussi, nous nous sommes interrogés sur les compétences transférables d’un emploi à un autre pour les publics ciblés. Une étude de France Stratégie qui a inspiré nos travaux, porte sur cette question : dans ce métier, quelles sont les compétences que je peux transférer dans un autre métier ?

Une compétence transférable : de quoi parle-t-on ?

Il n’existe pas de définition stabilisée sur le concept des compétences « transférables ». Selon la Commission nationale des certifications professionnelles, « une compétence se traduit par une capacité à combiner un ensemble de savoirs, savoir-faire et de reconnaissance et de valorisation pour les individus et les entreprises en vue de réaliser une tâche ou une activité. Elle a toujours une finalité professionnelle. Le résultat de sa mise en œuvre est évaluable dans un contexte donné (compte tenu de l’autonomie, des ressources mises à disposition…)« .

Dans l’étude de France Stratégie citée plus haut, voici ce qu’on peut lire sur la compétence transférable :

-Les compétences transférables sont des compétences spécifiques attachées à une situation professionnelle donnée (métier, secteur ou organisation productive), mais qui peuvent être mises en œuvre dans un autre contexte professionnel.

Elles comprennent :

– les compétences liées à un contexte professionnel particulier, mais qui peuvent être utilisées dans un autre métier, dans un contexte professionnel différent (organisation productive, produit ou service). Par exemple, la compétence technique d’un opérateur de production « d’identifier les dysfonctionnements techniques et de réaliser des interventions techniques.» est une compétence qui peut-être « transférée », étant commune aux secteurs de la chimie et de la pharmacie ;

– les compétences acquises en dehors de l’activité professionnelle, mais utiles, voire indispensables à l’exercice de certains métiers (par exemple, des compétences en analyse financière dans le cadre d’une activité bénévole de trésorier d’une association).

A partir ces éléments, nous avons élaboré 3 itinéraires pédagogiques dont la vocation est de développer des compétences professionnelles transférables d’un emploi à un autre. Compte tenu du public ciblé par ces parcours, il était nécessaire d’envisager une approche favorisant la mobilité d’un emploi à autre.

3 itinéraires centrés également sur les compétences transversales et cognitives

Dans les 3 itinéraires que nous avons conçus, nous nous sommes attachés à intégrer les compétences transversales qui sont devenues un nouveau centre d’attention par les services RH et les recruteurs.

Ces compétences sont des « compétences génériques mobilisables dans diverses situations professionnelles« . Sur la toile, on utilise généralement l’expression anglaise soft skills. Elles représentent des savoirs de base. Elles ne sont pas dépendantes d’un contexte professionnel particulier mais sont néanmoins indispensables pour l’exercice d’un grand nombre de métiers ; par exemple, la maîtrise de la langue, de l’écriture et des opérations arithmétiques, ou encore des connaissances de premier niveau en bureautique. Dans les compétences dites transverses, on peut aussi citer celles qui correspondent à des aptitudes comportementales, organisationnelles ou cognitives comme l’esprit critique.

Dans ces 3 itinéraires, l’objectif pédagogique est de développer des compétences qui permettront aux participants de travailler sur leur avenir professionnel, avec une vision plus large et plus libre que celle de l’approche métier.

Des formats innovants adaptés aux entreprises du territoire d’Apt

Les 3 itinéraires sont de durées différentes et sont conçus en associant le présentiel et le virtuel. Les modalités pédagogiques sont aussi pensées en lien direct avec les entreprises du territoire.  Dans l’itinéraire appelée Expérimentation, les compétences à développer seront basées sur un cahier des charges conçu avec l’entreprise et non d’un référentiel de compétences de formation.

L’enjeu actuel est plutôt de préparer le/la futur(e) recru(e) à s’intégrer dans l’entreprise, plutôt qu’à lui apprendre un métier, qui n’est certainement pas pratiqué de la même manière dans toutes les entreprises sur le territoire d’Apt.

Pour un démarrage en 2022 par notre partenaire ANPEP

En concevant ce projet en début d’année 2021, nous ne savions pas si ce choix, de créer des parcours uniquement basés sur des compétences transversales et transférables, serait accepté par les financeurs. Pour beaucoup, cela change la vision que nous pouvons avoir de la formation qui malheureusement fonctionne encore trop en silôt et sur des référentiels métiers.

L’agence Grain’s coordonnera le projet jusqu’en 2023 et sa mise en oeuvre pédagogique sera réalisée par l’organisme de formation l’ANPEP, acteur incontournable sur Apt en matière d’insertion professionnelle.

Les premiers parcours démarreront en février 2022.

Pour l’agence Grain’s, la formation est un espace qui devrait être un lieu d’innovation et d’expérimentation. C’est aussi un secteur d’activité où nous devrions commencer sérieusement à développer une vision « scientifique » de la pédagogie. Tout n’est pas fixé dans la pierre !  

Dans nos activités pédagogiques, c’est ce que nous nous efforçons de faire depuis la création de l’organisme de formation en 2014.

Pensée systémique : Ce n’est pas si compliqué…

Au quotidien, nous sommes confrontés à des phénomènes complexes. Pour les analyser, la pensée systémique est une méthode de raisonnement efficace pour les appréhender. Le raisonnement systémique s’appuie sur les faits réels et considère les éléments dans leur globalité.

Ce mode de pensée est un des leviers pour devenir une organisation apprenante.

A quoi sert la pensée systémique ?

La pensée systémique est très efficace pour comprendre la complexité des organisations. Elle permet de visualiser les interdépendances, les échanges entre les différents sous-systèmes et les différentes entités, les cycles qui s’y produisent. Elle identifie les phénomènes de croissance, d’évolution ou encore de rupture.

La pensée systémique permet de prendre conscience que nous faisons partie du problème et de déterminer les leviers permettant d’accompagner les changements structurels ou conjoncturels.

Pourquoi utiliser ce mode de raisonnement ?

Il peut être utile pour :

-Repérer les interdépendances et les interrelations entre les différentes composantes d’un problème complexe.

-Identifier les effets d’amplification, de régulation et de retard dans les prises de décision.

-Considérer les problèmes et leurs solutions comme des situations de travail dynamiques. Une solution peut changer la nature du problème.

-Dépasser les croyances sur le droit à l’erreur en testant des hypothèses de travail et comprendre leurs effets

-Etudier les problèmes en profondeur.

-Découvrir les réelles causes des comportements, notamment de résistance au changement. Certaines croyances dans les entreprises ne sont pas identifiées et créent une inertie et une peur au changement.

-Prendre conscience que l’individu est partie prenante du problème

La pensée systémique de Peter Senge, Père des organisations apprenantes

La pensée systémique de Peter Senge est l’une des 5 disciplines. Senge détermine que la pensée systémique est un des leviers pour devenir des organisations capables d’apprendre et de réaliser leurs plus grandes ambitions.

Selon ce spécialiste en sciences des organisations, la pensée systémique « system thinking » permet d’analyser les patterns, les routines, les automatismes internes et de comprendre comment agir pour les changer.

Senge ne s’arrête d’ailleurs pas aux organisations : il considère que la pensée systémique peut nous aider à développer de nouveaux mécanismes cognitifs et ceux -ci nous serviront à résoudre les problèmes de plus en plus complexes.

Le tout est supérieur à la sommes des parties

Ce mode de pensée s’oppose également à la rationalité analytique, héritière de Descartes. Selon le philosophe, toute réalité est décomposable en petites unités. Tandis que les théoriciens de la complexité considèrent que les phénomènes sont toujours globaux.

Pour eux, le tout est supérieur à la somme des parties. Nous sommes toujours confrontés à des phénomènes qui devraient être analysés dans leur globalité.

Comment apprendre à penser de manière globale ?

L’agence Grain’s a créé un livret pédagogique et récréatif pour s’initier à la pensée systémique.

Le carnet de pensée systémique

Le livret est organisé en 2 parties. Dans la 1ère partie, vous découvrirez les lois de la pensée systémique de manière ludique. Le format graphique a été conçu comme des Dingbats, jeux d’expressions à découvrir. 

Dans la seconde partie, vous devez vous équiper d’un crayon de bois et d’une gomme pour analyser un problème à travers les différentes caractéristiques de la pensée systémique qui se résument en 4 points : Complexité, interaction, globalité et système.

Complexe ne veut pas dire compliqué

La complexité signifie ce qui est lié.

Complexe ne veut pas dire compliqué… Ce qui est complexe tient à la fois au nombre de ses éléments, à leurs liens entre eux et à la nécessité d’avoir besoin des autres pour résoudre un problème complexe. Ce concept renvoie à toutes les difficultés de compréhension (flou, incertain, imprévisible, ambigu, aléatoire) posées par l’appréhension d’une réalité complexe et qui se traduisent en fait pour l’observateur par un manque d’information (accessible ou non).

Par globalité, on entend d’abord celle du fameux le tout est plus que la somme de ses parties.

Autrement dit, un système ne réside pas dans l’addition de ces dernières mais consiste précisément dans leur organisation. Aussi, l’analyse de chacune des parties, prises isolément, ne permettra pas de comprendre le tout. Avec le concept de globalité, on parle aussi d’émergence : ce qui émerge du tout est une donnée à prendre en compte.

L’interaction sera tout aussi central.

Il prend en compte les liens entre chaque élément d’un problème et les effets d’une composante par rapport à une autre. En prenant en compte, les interdépendances, on ne raisonne plus pour trouver des causes figées dans le marbre. Les causes peuvent évoluer avec leurs effets et inversement. Cette notion implique d’accepter que tout est en perpétuel mouvement.  

L’organisation est synonyme de système, le concept central de la systémique.

L’organisation est à la fois un ensemble d’éléments et un processus dans lequel les éléments évoluent et interagissent entre eux. Ce qui est particulièrement intéressant réside ainsi dans le fait que le concept d’organisation recouvre à la fois la notion d’état et de processus.

Quels bénéfices pour mon organisation et pour moi ?

La pensée systémique permet de comprendre le système dans sa globalité, de percevoir les interrelations, ce qui donne une vision globale pour mieux comprendre les phénomènes d’interdépendance, de processus de changement et de complexité.

Pour moi, c’est une opportunité de :

-Développer de nouvelles compétences cognitives

-Résoudre des problèmes complexes

-Améliorer mon mode de fonctionnement et de changer des routines de travail (patterns)

Pour mon organisation, les avantages sont de :

-Développer de nouvelles compétences cognitives de manière collective

-De résoudre des problèmes complexes

-D’améliorer les processus internes et de changer des routines de travail (patterns)

-D’avancer concrètement sur le modèle de l’organisation apprenante

Avant de s’engager… La pensée systémique demande un effort de concentration et d’attention

La pensée systémique est un mode de raisonnement qui nécessite un peu d’effort de concentration et d’attention. Son appropriation demande du temps. Mais autant commencer le plus rapidement possible.

Esprit critique : 5 conseils clefs pour le rendre automatique en 2022

Adopter une pensée critique s’apprend et se réapprend. Cette compétence se développe et s’entretient, devrait même devenir un automatisme dans les organisations.

L’enjeu est important car cette capacité permettra d’évoluer et de doter les collaborateurs de nouvelles aptitudes cognitives. Cela évitera aussi d’être en concurrence directe avec des intelligences artificielles, qui elles, apprennent à discerner le vrai du faux.  

L’esprit critique, qu’est-ce que c’est ?

L’esprit critique est l’association d’une « pensée » et d’une attitude « critique ».

C’est la combinaison d’un état d’esprit avec un ensemble de bonnes pratiques et d’attitudes permettant de la nourrir et de la renforcer.

Avoir un esprit critique n’est pas de juger mais de réfléchir avec discernement pour être en mesure de développer des connaissances de manière rationnelle et autonome.

Par exemple, quand je réagis aux notifications de ma messagerie électronique, suis-je autonome dans la décision de consulter mes emails ou est-ce que ma messagerie ne me dicte -t-elle pas d’agir ?

Concrètement, il s’agit d’adopter des raisonnements en ayant une analyse fine des informations que je collecte, des outils numériques que j’utilise au quotidien, des situations complexes auxquelles je suis confronté(e).

La pensée critique permet de se préserver de toute simplicité, de tout raccourci, de toute idée reçue, ou encore de toute certitude qui seraient le fruit de croyances ou d’énoncés sans argumentation.

A quoi sert l’esprit critique au travail ?

Techniquement, l’esprit critique peut vous être utile dans plusieurs situations :

– Pour mettre en place une veille active sur des sujets, en contrôlant les sources et les auteurs.

– Pour identifier les idées reçues sur un changement organisationnel ou fonctionnel

– Pour décider et trouver des solutions adaptées à une problématique complexe (par exemple dans une situation de crise).

Voici 5 conseils pour développer votre esprit critique

Avoir un esprit critique demande de la méthode, du temps et de l’attention.

Pour acquérir et entretenir cette métacompétence, plusieurs bonnes pratiques sont à votre portée.

1- Analysez comment vous raisonnez individuellement et collectivement

Tout jugement humain est subjectif. Aussi, avant d’analyser ce qui vous entoure, commencez par prendre le temps de comprendre comment, vous, vous raisonnez notamment en utilisant l’échelle d’induction. Comment est né ce raisonnement sur ce sujet ? Remontez le temps. En quoi ceux-ci peuvent-ils éventuellement affecter votre jugement ?

En effet, essayez de prêter attention à vos « distorsions cognitives » (choses qui peuvent vous faire voir le monde de manière biaisée) qui auraient tendance à limiter, inconsciemment votre pensée critique. Par exemple, avez-vous tendance à faire preuve d’objections sur certains changements ou de blocages (attitude négative, de refus), à sur-généraliser trop rapidement, etc.

En comprenant comment vous raisonnez, vous serez en mesure de prendre du recul sur certaines situations, détecter d’éventuels biais cognitifs et élargir votre connaissance.

2- Apprenez à remettre vos connaissances en question

Il s’agit de réapprendre à ne pas considérer une information comme vraie avant de l’avoir étudiée vous-même, même si cela peut vous demander du temps et de l’énergie.

Pour commencer, ne soyez pas trop affirmatif(ve) dans vos croyances. Remettez en cause toutes vos affirmations, qui sont la base de l’esprit critique. Beaucoup peuvent s’effondrer par une analyse un peu plus poussée. Par exemple : pourquoi pensons-nous encore qu’il y a un cerveau gauche et un cerveau droit alors que les découvertes sur le fonctionnement du cerveau nous invite à reconsidérer ce mythe ?

Evitons aussi de considérer que tout est fixé dans le marbre. Toute information est dynamique c’est-à-dire qu’elle évolue de manière permanente.

Enquêtez sur les informations qui ne sont pas réellement argumentées et pour lesquelles vous pouvez avoir un doute ou une incompréhension. Si vous n’êtes pas entièrement convaincue de l’explication recueillie, demandez à votre interlocuteur de développer son raisonnement. Si, à l’inverse, un fait vous paraît exact, lisez davantage à son sujet ou bien faites-en l’expérience vous-même.

En développant l’art du questionnement, vous pourrez réinterroger les problématiques, révéler des croyances ou des dogmes dans votre organisation ou considérer que cette information mérite d’être partagée ou pas sur un réseau social.

Poster idées reçues

3- Ne vous limitez pas à une seule information.

On est rarement limité(e) à une seule version ou à une seule opinion.

Aujourd’hui, de nombreuses informations que nous collectons, sur le web ou sur les réseaux sociaux sont incertaines parce qu’elles ne sont pas toutes vérifiées.
Face à cette réalité, ne négligez aucune recherche de précisions, déterminez toutes les pistes qui sont à votre portée pour déterminer la fiabilité et le degré de probabilité de l’information.

Vérifiez-les ensuite leur source, la date de publication, leur auteur et les termes utilisés. Cela vous permettra de faire face de façon plus habile aux informations traitées au quotidien, soit sur les chaines d’information continue, soit sur le web.

En étant critique, vous serez capable d’identifier toutes les fake news et d’alerter si nécessaire vos collègues.

4- Apprenez à penser autrement

Face à une situation difficile ou complexe, nous adoptons un raisonnement analytique. Nous cherchons les causes au problème. Or face à la complexité de certaines situations, il convient d’adopter une analyse systémique, globale et de ne pas raisonner en isolant le phénomène complexe à lui-même.

Adoptez un raisonnement en utilisant les outils d’analyse systémique, notamment en analysant les effets de chaque composante du problème, regarder les interactions du problème avec son environnement ce qui vous assurera à coup sûr de ne pas envisager une décision qui serait pire que le problème initial.

En vous adaptant votre mode de raisonnement à la nature du problème, vous prendrez le temps nécessaire d’adopter les décisions les plus adaptées à la situation complexe observée à l’instant T.

5- Sortez des idées reçues et écoutez activement ce qui dit

Aucun dogme ou croyance n’est bon ou mauvais. Il s’agit néanmoins d’en avoir conscience et de les révéler. Pour développer votre esprit critique, prenez l’habitude de reformuler ce que vous entendez et poser des questions sur ce que vous entendez.

La reformulation vous permettra de vérifier que ce qui est dit a du sens pour vous et cela développera votre attention sur les informations que vous entendez.

En utilisant une palette de méthodes, comme le fait de se réinterroger sur ce que l’entend, permet d’éviter les malentendus, les quiproquos et de développer de nouvelles capacités cognitives comme la concentration et l’attention.

Une nouvelle mallette d’outils pour facilitateurs et facilitatrices

Après plusieurs mois de recherches, de nouveaux outils ont été créés au cours du 1er semestre 2021 avec Gwladys WARRÉ, Designer en stage.

Cette mallette d’objets a été conçue à partir de méthodes de facilitation utilisées dans les projets d’organisations apprenantes.

L’agence est en faveur d’un présentiel apprenant et collaboratif

A l’heure où le tout numérique et le tout distanciel ont permis aux organisations d’avancer sur de nouvelles modalités de travail et de collaboration, l’agence Grain’s s’engage dans une nouvelle voie pour favoriser le retour à un présentiel « apprenant » et « collaboratif ».

Nous sommes convaincus que les espaces de travail auront vocation à évoluer dans les prochaines mois (ou années), notamment avec l’expérience vécue du télétravail pour une grande majorité de collaborateurs. En effet, on entend dire que « le télétravail ne peut convenir à tout le monde » mais ceux qui auront apprécié le « home office » auront certainement dû mal à revenir dans leurs anciens bureaux.

En 2018, l’agence Grain’s avait publié un livre blanc intitulé « Le Design d’espaces apprenants« , dans lequel nous abordions le développement de l’hybridation des espaces de travail et la nécessité de travailler sur une nouvelle fonctionnalité des espaces de travail. Dans cet ouvrage, nous avions analysé le développement des espaces de coworking ou des Livings labs. Or les espaces avaient traité uniquement sur la base du présentiel, sans prendre en compte la montée en puissance des espaces numériques et collaboratifs comme Teams ou Slack. Pour l’agence, les espaces physiques seront de plus en plus granularisés (découpés en fonction des usages) et auront vocation davantage à servir aux regroupements des collaborateurs, pour favoriser l’interconnaissance ou le travail collaboratif. C’est déjà le cas dans certaines entreprises américaines, qui fonctionnent 100% en distanciel.

C’est aussi le cas de l’agence Grain’s qui ne dispose d’aucun bureau. Tous les collaborateurs ponctuels de l’agence se regroupent via un espace sur Teams, en fonction de leur projet affecté. C’est comme cela que nous avons donné naissance à la nouvelle « mallette de l’organisation apprenante » et la boîte à Grain’s avec Gwladys, basée sur Paris.

L’agence est en faveur de la « re matérialisation » des outils d’animation et d’idéation pour motiver le retour au présentiel.

De nouveaux outils pour apprendre à travailler autrement en présentiel et/ou en distanciel

En 2020, Gwladys Warré , designer et Séverine CHARLON, fondatrice de l’agence ont développé toute une gamme d’outils de facilitation et d’animation : La boîte à Grain’s. Certains outils ont été développés en deux versions : en bois et en numérique.

En 2021, la nouvelle mallette dédiée à l’organisation apprenante s’appuie sur les travaux de Peter SENGE, auteur de l’ouvrage la 5ème discipline. Ce livre explique le concept de l’organisation apprenante et les 5 disciplines composant le modèle de fonctionnement de ce type d’organisation. Nous apportons un éclairage sur le site si cela vous intéresse.

Cette nouvelle mallette est composée d’une série d’objets insolites, comme la Road Map ou le jeu de la roue, qui guideront les facilitateurs et facilitatrices dans leurs accompagnements et les projets de changement.

Ces objets sont fabriqués en bois dans une démarche éco-responsable (matériau recyclable et fabrication locale à Lourmarin située à 70km de l’agence). Des versions numériques sont également accessibles pour les équipes travaillant à distance.

Nous souhaitons que cette rentrée de septembre s’organise avec de nouvelles réflexions et de nouvelles orientations sur ce que signifie le travail, le fonctionnement des équipes et les espaces utilisés. A notre avis, les visions de chacun et les croyances ont déjà bien évoluées.

Et si je développais des métacompétences en 2021 ?

Avec la crise du Covid et la montée en puissance du numérique dans le monde du travail, de nouvelles compétences deviennent stratégiques.

Plusieurs articles du magazine Harvard Business Review plaident pour faire évoluer la définition du mot compétence. On peut observer de nouvelles approches la définissant comme étant une capacité à agir dans un contexte particulier et s’adapter à des situations complexes.

A ce titre, des articles récents explorent d’autres champs, en apportant de nouvelles catégories comme les métacompétences. En voici quelques-unes : la pensée critique, le raisonnement systémique, l’agilité numérique, la résolution de problèmes, la réflexivité.

A quoi servent ces nouvelles compétences dans la vie professionnelle ?

Dans cet article, nous vous proposons d’apporter un éclairage et des pistes de travail pour doter vos organisations de nouvelles compétences collectives et cognitives. 

La nouvelle catégorie des métacompétences

Les compétences métiers existeront-elles encore demain ? Il est légitime de se poser la question, avec la place qu’occupe aujourd’hui les outils numériques dans le métier. Certaines compétences appartenant à mon métier sont aujourd’hui réalisées par des machines, plus ou moins intelligentes. Ces machines calculent plus vite qu’un humain, peuvent résoudre un problème à ma place comme les mises à jour automatiques de mes logiciels ou peuvent répondre à des visiteurs sur mon site web dans une messagerie instantanée.

Selon le Harvard Business Review, on prédit que le métier dépendra du contexte professionnel (le projet d’un client, par exemple), socio-économique, sanitaire, démographique, environnemental ou encore technologique. Tous ces paramètres déterminent et façonnent déjà mon activité.

Pour de nombreux indépendants et de salariés, les catégories de compétences varient en fonction des situations de travail : par exemple quand je consulte ma messagerie, j’utilise une compétence technique mais elle est conditionnée à une analyse critique de l’information, notamment dans la suppression des spams.

Certaines compétences peuvent avoir une influence sur d’autres compétences, on parle dans ce cas de métacompétences. Les méta-compétences sont des compétences permanentes acquises de façon totalement autonome. Elles permettent d’acquérir d’autres compétences analytiques ou techniques. Afin de les développer, un individu doit investir plus d’énergie et d’attention que dans les tâches routinières ordinaires.

Pour mieux comprendre ce qu’elles sont, nous allons décrypter 5 métacompétences, parmi celles qui existent.

La pensée critique, une compétence fondamentale pour construire sa connaissance sans automatisme

L’esprit critique est une compétence parfois difficile à cerner au quotidien et pourtant nous l’utilisons sans nous en rendre compte : rechercher une information sur le web, identifier un message frauduleux ou lire d’un article en vérifiant la source d’information.

La pensée critique peut être considérée comme le début d’une action comme par exemple quand nous apprenons : on analyse et on évalue une information afin d’améliorer ses pratiques.  Pour comprendre une information, nous pouvons nous poser des questions ou la reformuler.

L’esprit critique sert à ouvrir son esprit, à identifier ses croyances, ses dogmes, ses modes de raisonnements courants.

Pour vous accompagner à identifier les croyances ou certains dogmes, l’agence Grain’s a créé une affiche pédagogique sur les schémas mentaux. Ce poster comporte 3 techniques pour vous guider dans ce travail d’identification des modes de raisonnement récurrents, voire automatiques, qui peuvent être dans certains cas, des sources de résistance au changement. 

La pensée systémique, une compétence cognitive pour la prise de décision et le fonctionnement en mode projet

Encore une compétence considérée comme complexe et trop peu développée. Pourtant, si nous regardons la réalité dans laquelle nous évoluons, tout est une histoire de système : le vivant est un système, les organisations de travail sont des ensembles systémiques, qui interagissent entre eux.

La pensée systémique est le mode de raisonnement à privilégier pour résoudre des problèmes complexes. Elle peut aussi servir à analyser l’impact d’une décision et dans un même temps, d’analyser les effets sur la nature du problème initial. Ce qui est rarement fait dans les processus de décision.

La complexité fait partie de notre quotidien. Le raisonnement systémique devrait l’être aussi.

L’agence Grain’s a conçu un carnet d’exercices pratiques pour s’exercer à la pensée systémique. Cet outil pédagogique ludique peut être d’une grande aide pour s’initier à la résolution de problèmes complexes.

L’agilité numérique, une compétence garante de la confiance que nous accordons aux outils et aux individus

Être agile dans l’utilisation des outils numériques n’est pas qu’une question d’équipements. L’agilité comprend la connaissance du fonctionnement d’un moteur de recherche, notamment avec l’usage de booléens. Ce sont par exemple les guillemets que l’on place entre les mots clefs pour qualifier une recherche d’informations. Cette compétence couvre également la compréhension des algorithmes des réseaux sociaux dans une démarche de E-reputation et éviter des frustrations inutiles ou de prendre conscience d’être absorbé (par exemple sur des notifications).

L’agilité numérique devrait être un pré-requis au télétravail et aux perspectives de travailler en mode hybride, en présentiel, en distanciel ou dans des espaces de coworking.

Plus vous êtes agile dans les usages numériques, plus vous reprenez le contrôle… Vous prenez conscience de la part d’attention qu’ils occupent dans un emploi de temps. Ce qui permet pour les organisations de mettre en place de nouveaux modes de régulation sur l’utilisation des outils collaboratifs, comme Teams ou Klaxoon, voire de nouveaux métiers comme celui de manager de la collaboration ou coach de prévention des distractions.

La résolution de problèmes, une compétence anglosaxonne qui gagne du territoire en France

La capacité à résoudre des problèmes est utile dans bien plus de domaines qu’un devoir de mathématiques. La pensée analytique et les compétences pour résoudre des problèmes sont exigées dans bien des emplois allant de la comptabilité à la programmation informatique en passant par les enquêtes policières et des activités plus créatives telles que l’art, le théâtre et l’écriture.

D’après l’étude du World Economic Forum publiée en 2020, la résolution de problèmes fait des top 10 des compétences transversales (Soft Skills).

La résolution de problèmes complexes consiste à appliquer des méthodes d’idéation (comme la méthode SCAMPER) et à utiliser l’imagination pour concevoir des solutions intelligentes aux problèmes.

L’automatisation des taches simples rend notre cerveau un peu fainéant face à la complexification de certains travaux. Penser autrement avec des méthodes d’idéation peut être trés utile sur des projets complexes pour éviter les erreurs de raisonnement ou les raccourcis trop faciles.

La réflexivité, une aptitude qui prend forme dans l’AFEST

La réflexivité est un processus cognitif qui consiste à prendre du recul sur son mode de fonctionnement ou sur ses routines de travail. De nombreuses recherches en sciences sociales ont tenté de définir la pratique réflexive. On parle également d’écriture réflexive. Il s’agit d’un exercice pédagogique dans lequel un apprenant rédige toutes les étapes qui ont mené à réaliser la tâche demandée. 

En formation, la réflexivité est pratiquée lors de la rédaction des dossiers professionnels pour l’obtention de titre RNCP. Les apprenants rédigent un rapport en décrivant leur processus de travail.

La réflexivité est connue aujourd’hui avec la formation en situation de travail (AFEST). Elle constitue une des étapes de la formation, dans laquelle le salarié réalise une analyse sur sa pratique et détermine les écarts entre ce qu’il sait faire et ce qu’il devrait être fait.

La réflexivité est également un formidable levier pour développer de nouvelles postures et d’identités professionnelles, notamment pour devenir un référent ou un tuteur AFEST au sein de l’entreprise.

En 2021, misons sur des compétences cognitives pour redessiner de nouveaux métiers.

La crise du Covid a modifié la vision que nous avions sur ce que devrait être un savoir-faire ou un savoir-être dans des contextes difficiles et complexes. Auparavant, les organisations définissaient des profils en vue d’exercer un métier dans un environnement stable.  

Dorénavant, un individu devra être capable d’agir en fonction d’un contexte précis.

Le contexte sanitaire a eu des conséquences sur les processus métiers internes comme les services formation. Des sessions ont été organisées dans les 15 jours pour répondre à une situation de travail problématique.

On peut espérer que l’expérience vécue durant la crise du Covid amènera à miser sur le potentiel de chacun pour permettre de développer soit en formation, soit de manière autonome, des compétences comme la créativité ou l’attention.

En attendant, chacun peut commencer à entraîner son cerveau et à mobiliser un nouveau socle de compétences pour être en capacité de réagir, quel que soit l’avenir.