
« Gouverner l’IA, c’est choisir quel type d’organisation on veut être »
La question de la gouvernance de l’IA n’est pas une question technique. C’est une question d’organisation — et, plus profondément, une question de valeurs.
Intégrer l’IA dans une organisation sans gouvernance, c’est laisser un outil puissant opérer sans que personne ne soit vraiment responsable de ce qu’il produit. C’est accepter que l’efficacité technique prime sur le sens du travail, sur les droits des personnes, sur la cohérence interne.
Construire une gouvernance de l’IA, c’est à l’inverse affirmer que la maîtrise collective de la technique — pour reprendre Habermas — est possible et nécessaire. C’est organiser le dialogue entre ceux qui décident, ceux qui font, ceux qui régulent et ceux qui surveillent. C’est donner à l’IA une place dans l’organisation qui soit délibérément choisie, et non subie.
C’est, finalement, une décision profondément humaine.
Dessin : Anahy Simon

