Esprit critique : 5 conseils clefs pour le développer

Webinaire exceptionnel 7 décembre à 10h

Avoir un esprit critique consiste à réfléchir avec discernement pour être en mesure d’analyser un sujet ou de développer des connaissances de manière rationnelle et autonome.

La pensée critique permet de se préserver de toute simplicité, de tout raccourci, de toute idée reçue, ou encore de toute certitude qui seraient le fruit de croyances ou d’énoncés sans argumentation.

Développer un esprit critique demande également de la méthode, du temps et de l’attention.

Pour acquérir et entretenir cette métacompétence, plusieurs bonnes pratiques sont à votre portée.

Au cours de ce webinaire, nous vous expliquerons comment développer l’esprit critique seul et avec vos équipes.

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Esprit critique : 5 conseils clefs pour le rendre automatique en 2022

Adopter une pensée critique s’apprend et se réapprend. Cette compétence se développe et s’entretient, devrait même devenir un automatisme dans les organisations.

L’enjeu est important car cette capacité permettra d’évoluer et de doter les collaborateurs de nouvelles aptitudes cognitives. Cela évitera aussi d’être en concurrence directe avec des intelligences artificielles, qui elles, apprennent à discerner le vrai du faux.  

L’esprit critique, qu’est-ce que c’est ?

L’esprit critique est l’association d’une « pensée » et d’une attitude « critique ».

C’est la combinaison d’un état d’esprit avec un ensemble de bonnes pratiques et d’attitudes permettant de la nourrir et de la renforcer.

Avoir un esprit critique n’est pas de juger mais de réfléchir avec discernement pour être en mesure de développer des connaissances de manière rationnelle et autonome.

Par exemple, quand je réagis aux notifications de ma messagerie électronique, suis-je autonome dans la décision de consulter mes emails ou est-ce que ma messagerie ne me dicte -t-elle pas d’agir ?

Concrètement, il s’agit d’adopter des raisonnements en ayant une analyse fine des informations que je collecte, des outils numériques que j’utilise au quotidien, des situations complexes auxquelles je suis confronté(e).

La pensée critique permet de se préserver de toute simplicité, de tout raccourci, de toute idée reçue, ou encore de toute certitude qui seraient le fruit de croyances ou d’énoncés sans argumentation.

A quoi sert l’esprit critique au travail ?

Techniquement, l’esprit critique peut vous être utile dans plusieurs situations :

– Pour mettre en place une veille active sur des sujets, en contrôlant les sources et les auteurs.

– Pour identifier les idées reçues sur un changement organisationnel ou fonctionnel

– Pour décider et trouver des solutions adaptées à une problématique complexe (par exemple dans une situation de crise).

Voici 5 conseils pour développer votre esprit critique

Avoir un esprit critique demande de la méthode, du temps et de l’attention.

Pour acquérir et entretenir cette métacompétence, plusieurs bonnes pratiques sont à votre portée.

1- Analysez comment vous raisonnez individuellement et collectivement

Tout jugement humain est subjectif. Aussi, avant d’analyser ce qui vous entoure, commencez par prendre le temps de comprendre comment, vous, vous raisonnez notamment en utilisant l’échelle d’induction. Comment est né ce raisonnement sur ce sujet ? Remontez le temps. En quoi ceux-ci peuvent-ils éventuellement affecter votre jugement ?

En effet, essayez de prêter attention à vos « distorsions cognitives » (choses qui peuvent vous faire voir le monde de manière biaisée) qui auraient tendance à limiter, inconsciemment votre pensée critique. Par exemple, avez-vous tendance à faire preuve d’objections sur certains changements ou de blocages (attitude négative, de refus), à sur-généraliser trop rapidement, etc.

En comprenant comment vous raisonnez, vous serez en mesure de prendre du recul sur certaines situations, détecter d’éventuels biais cognitifs et élargir votre connaissance.

2- Apprenez à remettre vos connaissances en question

Il s’agit de réapprendre à ne pas considérer une information comme vraie avant de l’avoir étudiée vous-même, même si cela peut vous demander du temps et de l’énergie.

Pour commencer, ne soyez pas trop affirmatif(ve) dans vos croyances. Remettez en cause toutes vos affirmations, qui sont la base de l’esprit critique. Beaucoup peuvent s’effondrer par une analyse un peu plus poussée. Par exemple : pourquoi pensons-nous encore qu’il y a un cerveau gauche et un cerveau droit alors que les découvertes sur le fonctionnement du cerveau nous invite à reconsidérer ce mythe ?

Evitons aussi de considérer que tout est fixé dans le marbre. Toute information est dynamique c’est-à-dire qu’elle évolue de manière permanente.

Enquêtez sur les informations qui ne sont pas réellement argumentées et pour lesquelles vous pouvez avoir un doute ou une incompréhension. Si vous n’êtes pas entièrement convaincue de l’explication recueillie, demandez à votre interlocuteur de développer son raisonnement. Si, à l’inverse, un fait vous paraît exact, lisez davantage à son sujet ou bien faites-en l’expérience vous-même.

En développant l’art du questionnement, vous pourrez réinterroger les problématiques, révéler des croyances ou des dogmes dans votre organisation ou considérer que cette information mérite d’être partagée ou pas sur un réseau social.

Poster idées reçues

3- Ne vous limitez pas à une seule information.

On est rarement limité(e) à une seule version ou à une seule opinion.

Aujourd’hui, de nombreuses informations que nous collectons, sur le web ou sur les réseaux sociaux sont incertaines parce qu’elles ne sont pas toutes vérifiées.
Face à cette réalité, ne négligez aucune recherche de précisions, déterminez toutes les pistes qui sont à votre portée pour déterminer la fiabilité et le degré de probabilité de l’information.

Vérifiez-les ensuite leur source, la date de publication, leur auteur et les termes utilisés. Cela vous permettra de faire face de façon plus habile aux informations traitées au quotidien, soit sur les chaines d’information continue, soit sur le web.

En étant critique, vous serez capable d’identifier toutes les fake news et d’alerter si nécessaire vos collègues.

4- Apprenez à penser autrement

Face à une situation difficile ou complexe, nous adoptons un raisonnement analytique. Nous cherchons les causes au problème. Or face à la complexité de certaines situations, il convient d’adopter une analyse systémique, globale et de ne pas raisonner en isolant le phénomène complexe à lui-même.

Adoptez un raisonnement en utilisant les outils d’analyse systémique, notamment en analysant les effets de chaque composante du problème, regarder les interactions du problème avec son environnement ce qui vous assurera à coup sûr de ne pas envisager une décision qui serait pire que le problème initial.

En vous adaptant votre mode de raisonnement à la nature du problème, vous prendrez le temps nécessaire d’adopter les décisions les plus adaptées à la situation complexe observée à l’instant T.

5- Sortez des idées reçues et écoutez activement ce qui dit

Aucun dogme ou croyance n’est bon ou mauvais. Il s’agit néanmoins d’en avoir conscience et de les révéler. Pour développer votre esprit critique, prenez l’habitude de reformuler ce que vous entendez et poser des questions sur ce que vous entendez.

La reformulation vous permettra de vérifier que ce qui est dit a du sens pour vous et cela développera votre attention sur les informations que vous entendez.

En utilisant une palette de méthodes, comme le fait de se réinterroger sur ce que l’entend, permet d’éviter les malentendus, les quiproquos et de développer de nouvelles capacités cognitives comme la concentration et l’attention.

Et si je développais des métacompétences en 2021 ?

Avec la crise du Covid et la montée en puissance du numérique dans le monde du travail, de nouvelles compétences deviennent stratégiques.

Plusieurs articles du magazine Harvard Business Review plaident pour faire évoluer la définition du mot compétence. On peut observer de nouvelles approches la définissant comme étant une capacité à agir dans un contexte particulier et s’adapter à des situations complexes.

A ce titre, des articles récents explorent d’autres champs, en apportant de nouvelles catégories comme les métacompétences. En voici quelques-unes : la pensée critique, le raisonnement systémique, l’agilité numérique, la résolution de problèmes, la réflexivité.

A quoi servent ces nouvelles compétences dans la vie professionnelle ?

Dans cet article, nous vous proposons d’apporter un éclairage et des pistes de travail pour doter vos organisations de nouvelles compétences collectives et cognitives. 

La nouvelle catégorie des métacompétences

Les compétences métiers existeront-elles encore demain ? Il est légitime de se poser la question, avec la place qu’occupe aujourd’hui les outils numériques dans le métier. Certaines compétences appartenant à mon métier sont aujourd’hui réalisées par des machines, plus ou moins intelligentes. Ces machines calculent plus vite qu’un humain, peuvent résoudre un problème à ma place comme les mises à jour automatiques de mes logiciels ou peuvent répondre à des visiteurs sur mon site web dans une messagerie instantanée.

Selon le Harvard Business Review, on prédit que le métier dépendra du contexte professionnel (le projet d’un client, par exemple), socio-économique, sanitaire, démographique, environnemental ou encore technologique. Tous ces paramètres déterminent et façonnent déjà mon activité.

Pour de nombreux indépendants et de salariés, les catégories de compétences varient en fonction des situations de travail : par exemple quand je consulte ma messagerie, j’utilise une compétence technique mais elle est conditionnée à une analyse critique de l’information, notamment dans la suppression des spams.

Certaines compétences peuvent avoir une influence sur d’autres compétences, on parle dans ce cas de métacompétences. Les méta-compétences sont des compétences permanentes acquises de façon totalement autonome. Elles permettent d’acquérir d’autres compétences analytiques ou techniques. Afin de les développer, un individu doit investir plus d’énergie et d’attention que dans les tâches routinières ordinaires.

Pour mieux comprendre ce qu’elles sont, nous allons décrypter 5 métacompétences, parmi celles qui existent.

La pensée critique, une compétence fondamentale pour construire sa connaissance sans automatisme

L’esprit critique est une compétence parfois difficile à cerner au quotidien et pourtant nous l’utilisons sans nous en rendre compte : rechercher une information sur le web, identifier un message frauduleux ou lire d’un article en vérifiant la source d’information.

La pensée critique peut être considérée comme le début d’une action comme par exemple quand nous apprenons : on analyse et on évalue une information afin d’améliorer ses pratiques.  Pour comprendre une information, nous pouvons nous poser des questions ou la reformuler.

L’esprit critique sert à ouvrir son esprit, à identifier ses croyances, ses dogmes, ses modes de raisonnements courants.

Pour vous accompagner à identifier les croyances ou certains dogmes, l’agence Grain’s a créé une affiche pédagogique sur les schémas mentaux. Ce poster comporte 3 techniques pour vous guider dans ce travail d’identification des modes de raisonnement récurrents, voire automatiques, qui peuvent être dans certains cas, des sources de résistance au changement. 

La pensée systémique, une compétence cognitive pour la prise de décision et le fonctionnement en mode projet

Encore une compétence considérée comme complexe et trop peu développée. Pourtant, si nous regardons la réalité dans laquelle nous évoluons, tout est une histoire de système : le vivant est un système, les organisations de travail sont des ensembles systémiques, qui interagissent entre eux.

La pensée systémique est le mode de raisonnement à privilégier pour résoudre des problèmes complexes. Elle peut aussi servir à analyser l’impact d’une décision et dans un même temps, d’analyser les effets sur la nature du problème initial. Ce qui est rarement fait dans les processus de décision.

La complexité fait partie de notre quotidien. Le raisonnement systémique devrait l’être aussi.

L’agence Grain’s a conçu un carnet d’exercices pratiques pour s’exercer à la pensée systémique. Cet outil pédagogique ludique peut être d’une grande aide pour s’initier à la résolution de problèmes complexes.

L’agilité numérique, une compétence garante de la confiance que nous accordons aux outils et aux individus

Être agile dans l’utilisation des outils numériques n’est pas qu’une question d’équipements. L’agilité comprend la connaissance du fonctionnement d’un moteur de recherche, notamment avec l’usage de booléens. Ce sont par exemple les guillemets que l’on place entre les mots clefs pour qualifier une recherche d’informations. Cette compétence couvre également la compréhension des algorithmes des réseaux sociaux dans une démarche de E-reputation et éviter des frustrations inutiles ou de prendre conscience d’être absorbé (par exemple sur des notifications).

L’agilité numérique devrait être un pré-requis au télétravail et aux perspectives de travailler en mode hybride, en présentiel, en distanciel ou dans des espaces de coworking.

Plus vous êtes agile dans les usages numériques, plus vous reprenez le contrôle… Vous prenez conscience de la part d’attention qu’ils occupent dans un emploi de temps. Ce qui permet pour les organisations de mettre en place de nouveaux modes de régulation sur l’utilisation des outils collaboratifs, comme Teams ou Klaxoon, voire de nouveaux métiers comme celui de manager de la collaboration ou coach de prévention des distractions.

La résolution de problèmes, une compétence anglosaxonne qui gagne du territoire en France

La capacité à résoudre des problèmes est utile dans bien plus de domaines qu’un devoir de mathématiques. La pensée analytique et les compétences pour résoudre des problèmes sont exigées dans bien des emplois allant de la comptabilité à la programmation informatique en passant par les enquêtes policières et des activités plus créatives telles que l’art, le théâtre et l’écriture.

D’après l’étude du World Economic Forum publiée en 2020, la résolution de problèmes fait des top 10 des compétences transversales (Soft Skills).

La résolution de problèmes complexes consiste à appliquer des méthodes d’idéation (comme la méthode SCAMPER) et à utiliser l’imagination pour concevoir des solutions intelligentes aux problèmes.

L’automatisation des taches simples rend notre cerveau un peu fainéant face à la complexification de certains travaux. Penser autrement avec des méthodes d’idéation peut être trés utile sur des projets complexes pour éviter les erreurs de raisonnement ou les raccourcis trop faciles.

La réflexivité, une aptitude qui prend forme dans l’AFEST

La réflexivité est un processus cognitif qui consiste à prendre du recul sur son mode de fonctionnement ou sur ses routines de travail. De nombreuses recherches en sciences sociales ont tenté de définir la pratique réflexive. On parle également d’écriture réflexive. Il s’agit d’un exercice pédagogique dans lequel un apprenant rédige toutes les étapes qui ont mené à réaliser la tâche demandée. 

En formation, la réflexivité est pratiquée lors de la rédaction des dossiers professionnels pour l’obtention de titre RNCP. Les apprenants rédigent un rapport en décrivant leur processus de travail.

La réflexivité est connue aujourd’hui avec la formation en situation de travail (AFEST). Elle constitue une des étapes de la formation, dans laquelle le salarié réalise une analyse sur sa pratique et détermine les écarts entre ce qu’il sait faire et ce qu’il devrait être fait.

La réflexivité est également un formidable levier pour développer de nouvelles postures et d’identités professionnelles, notamment pour devenir un référent ou un tuteur AFEST au sein de l’entreprise.

En 2021, misons sur des compétences cognitives pour redessiner de nouveaux métiers.

La crise du Covid a modifié la vision que nous avions sur ce que devrait être un savoir-faire ou un savoir-être dans des contextes difficiles et complexes. Auparavant, les organisations définissaient des profils en vue d’exercer un métier dans un environnement stable.  

Dorénavant, un individu devra être capable d’agir en fonction d’un contexte précis.

Le contexte sanitaire a eu des conséquences sur les processus métiers internes comme les services formation. Des sessions ont été organisées dans les 15 jours pour répondre à une situation de travail problématique.

On peut espérer que l’expérience vécue durant la crise du Covid amènera à miser sur le potentiel de chacun pour permettre de développer soit en formation, soit de manière autonome, des compétences comme la créativité ou l’attention.

En attendant, chacun peut commencer à entraîner son cerveau et à mobiliser un nouveau socle de compétences pour être en capacité de réagir, quel que soit l’avenir.