Les innovations pédagogiques du passé

Quelles étaient les innovations pédagogiques dans le passé ? Ne partons pas si loin, remontons juste en 2012.

Chaque année, The Open University publie un rapport sur les principales innovations pédagogiques dans le Monde. Cette année, pas de rapport, donc j’ai eu la curiosité de regarder les 1ers rapports publiés…

En 2012, nous parlions déjà de mini formations à distance… Des Masterclasses vendues très chères par le secteur de l’édition comme The Financial Times…

Oui, les MOOCS existaient déjà mais je me souviens des premières fois quand j’ai abordé le sujet en 2014, on me disait… Ce n’est pas de la formation, ça !

En 2012, on parlait déjà des E-books et des données analytiques d’apprentissage. Enfin dans ce rapport, on parle de l’apprentissage rhizomatique… Vous avez testé ?

En lisant la définition… Ce type d’apprentissage est au coeur d’un dispositif expérimental Dessine ton avenir Pro, sur Apt..
Sans le savoir, on expérimente en ce moment, une innovation du passé.

C’est fou comme le temps passe vite !

La lecture avec des E books

Un E-book est un livre au format numérique, qui peut être partagé et consulté sur tous supports ( smartphone, tablettes, liseuses numériques.

Les mini formations ou masterclasses

Le secteur de l’édition a développé des mini-formations pour capter une audience et proposer des produits adaptés à ses lecteurs. (3 ou 4h / semaine).

Aujourd’hui, ce format s’appelle aussi des classes virtuelles...

Evaluation des performances dans l’apprentissage

Inspirés des jeux vidéos, il s’agit de feedback transmis à l’apprenant sur sa progression. Des outils permettent d’automatiser ses évaluations réalisées tout au long de l’appprentissage.

L’utilisation de badges en formation

Certificats accessibles via des plateformes en open source pour attester de l’acquisition de compétences en formation. ( ex : Open badges)

Les MOOCs

Massive open online courses ou formations ouvertes à tous et en ligne sont des parcours thématiques proposées par les universités ou grandes écoles.

Consulter la plateforme FUN ou COURSERA, les plus connues.

Apprentissage permanent ou informel

L’apprentissage permanent ou informel c’est quand une personne apprend à travers une combinaison de lieux, heures, technologies ou contextes sociaux. Un tel apprentissage peut être intentionnel ou accidentel, collectif ou individuel. Il commence par une discussion informelle avec des collègues, ou en ligne à la maison.. et peut se poursuivre dans une salle de formation.

L’édition académique innove

L’accès au savoir passe par la lecture d’articles scientifiques réalisés par des enseignants chercheurs. Des initiatives sont proposées pour permettre l’accès à des articles, soit payants à l’unité ou en open source.

Learning analytics

Analyse quantitative et qualitative de l’apprentissage. Tableaux de bord édités basés sur des données chiffrées qui permettent de piloter le parcours réalisé par l’apprenant de manière objective.

Apprentissage à travers les modalités d’exploration ou d’enquêtes

Apprendre en réalisant une enquête, une exploration sur un sujet ou sur un projet donné.

Apprentissage rhizomatique

L’apprentissage rhizomatique fait référence à la métaphore biologique d’un rhizome, où la tige d’une plante prend racine et pousse pour devenir forte et grandir, ce qui en fera une nouvelle plante. L’apprentissage se fait en société et en réseau. Au sein de l’apprentissage rhizomatique, il se construit et se reconstruit sans cesse car il se fonde sur les conditions changeantes de l’environnement, sur les besoins que les élèves ont à un moment donné.

Les usages de la classe virtuelle en formation

« Je conseille vraiment à tous ceux qui sont concernés que ce soit des présentations ou des formations à distance de suivre cette formation. »

Ce commentaire est l’appréciation globale de D.V, ayant suivi la formation « Animer des classes virtuelles » de l’agence Grain’s, en partenariat avec la CCI Formation Allier.

L’usage des classes virtuelles est nécessaire mais il sert à construire un type de connaissances… C’est tout l’objet de la formation que nous proposons.

Pour nous, la classe virtuelle ne remplace pas le présentiel.

Elle est complémentaire. La classe virtuelle est un format adapté au thème de la formation. Par exemple, utiliser le format virtuel pour des formations portant sur les thèmes de travail hybride ou sur le télétravail. Son usage est pensé avec le contenu de la formation et les compétences numériques à développer, comme l’usage des salles virtuelles.

Dès sa création, dans les années 2000, la classe virtuelle a été une modalité pédagogique qui mettait en valeur l’individualité de l’apprenant, contrairement aux idées reçues. La classe virtuelle, dans son organisation, propose une autonomie de l’apprenant dès sa connexion à la salle virtuelle. Ce format pédagogique nécessite de prendre en compte que l’apprenant est seul devant son écran tout au long de la formation.

Pour l’agence Grain’s, l’enjeu est d’engager le participant du début jusqu’à la fin. Tout ceci est possible, si le formateur/la formatrice passe d’une logique de formation à une logique d’apprentissage.

Webinaire en replay – 5 conseils pour animer vos classes virtuelles

L’agence propose 5 conseils pour animer autrement sa classe virtuelle
Pas simple de basculer du présentiel au distanciel… Pour vous guider dans vos animations, l’agence Grain’s vous propose un webinaire gratuit en rediffusion.

Et si je développais des métacompétences en 2021 ?

Avec la crise du Covid et la montée en puissance du numérique dans le monde du travail, de nouvelles compétences deviennent stratégiques.

Plusieurs articles du magazine Harvard Business Review plaident pour faire évoluer la définition du mot compétence. On peut observer de nouvelles approches la définissant comme étant une capacité à agir dans un contexte particulier et s’adapter à des situations complexes.

A ce titre, des articles récents explorent d’autres champs, en apportant de nouvelles catégories comme les métacompétences. En voici quelques-unes : la pensée critique, le raisonnement systémique, l’agilité numérique, la résolution de problèmes, la réflexivité.

A quoi servent ces nouvelles compétences dans la vie professionnelle ?

Dans cet article, nous vous proposons d’apporter un éclairage et des pistes de travail pour doter vos organisations de nouvelles compétences collectives et cognitives. 

La nouvelle catégorie des métacompétences

Les compétences métiers existeront-elles encore demain ? Il est légitime de se poser la question, avec la place qu’occupe aujourd’hui les outils numériques dans le métier. Certaines compétences appartenant à mon métier sont aujourd’hui réalisées par des machines, plus ou moins intelligentes. Ces machines calculent plus vite qu’un humain, peuvent résoudre un problème à ma place comme les mises à jour automatiques de mes logiciels ou peuvent répondre à des visiteurs sur mon site web dans une messagerie instantanée.

Selon le Harvard Business Review, on prédit que le métier dépendra du contexte professionnel (le projet d’un client, par exemple), socio-économique, sanitaire, démographique, environnemental ou encore technologique. Tous ces paramètres déterminent et façonnent déjà mon activité.

Pour de nombreux indépendants et de salariés, les catégories de compétences varient en fonction des situations de travail : par exemple quand je consulte ma messagerie, j’utilise une compétence technique mais elle est conditionnée à une analyse critique de l’information, notamment dans la suppression des spams.

Certaines compétences peuvent avoir une influence sur d’autres compétences, on parle dans ce cas de métacompétences. Les méta-compétences sont des compétences permanentes acquises de façon totalement autonome. Elles permettent d’acquérir d’autres compétences analytiques ou techniques. Afin de les développer, un individu doit investir plus d’énergie et d’attention que dans les tâches routinières ordinaires.

Pour mieux comprendre ce qu’elles sont, nous allons décrypter 5 métacompétences, parmi celles qui existent.

La pensée critique, une compétence fondamentale pour construire sa connaissance sans automatisme

L’esprit critique est une compétence parfois difficile à cerner au quotidien et pourtant nous l’utilisons sans nous en rendre compte : rechercher une information sur le web, identifier un message frauduleux ou lire d’un article en vérifiant la source d’information.

La pensée critique peut être considérée comme le début d’une action comme par exemple quand nous apprenons : on analyse et on évalue une information afin d’améliorer ses pratiques.  Pour comprendre une information, nous pouvons nous poser des questions ou la reformuler.

L’esprit critique sert à ouvrir son esprit, à identifier ses croyances, ses dogmes, ses modes de raisonnements courants.

Pour vous accompagner à identifier les croyances ou certains dogmes, l’agence Grain’s a créé une affiche pédagogique sur les schémas mentaux. Ce poster comporte 3 techniques pour vous guider dans ce travail d’identification des modes de raisonnement récurrents, voire automatiques, qui peuvent être dans certains cas, des sources de résistance au changement. 

La pensée systémique, une compétence cognitive pour la prise de décision et le fonctionnement en mode projet

Encore une compétence considérée comme complexe et trop peu développée. Pourtant, si nous regardons la réalité dans laquelle nous évoluons, tout est une histoire de système : le vivant est un système, les organisations de travail sont des ensembles systémiques, qui interagissent entre eux.

La pensée systémique est le mode de raisonnement à privilégier pour résoudre des problèmes complexes. Elle peut aussi servir à analyser l’impact d’une décision et dans un même temps, d’analyser les effets sur la nature du problème initial. Ce qui est rarement fait dans les processus de décision.

La complexité fait partie de notre quotidien. Le raisonnement systémique devrait l’être aussi.

L’agence Grain’s a conçu un carnet d’exercices pratiques pour s’exercer à la pensée systémique. Cet outil pédagogique ludique peut être d’une grande aide pour s’initier à la résolution de problèmes complexes.

L’agilité numérique, une compétence garante de la confiance que nous accordons aux outils et aux individus

Être agile dans l’utilisation des outils numériques n’est pas qu’une question d’équipements. L’agilité comprend la connaissance du fonctionnement d’un moteur de recherche, notamment avec l’usage de booléens. Ce sont par exemple les guillemets que l’on place entre les mots clefs pour qualifier une recherche d’informations. Cette compétence couvre également la compréhension des algorithmes des réseaux sociaux dans une démarche de E-reputation et éviter des frustrations inutiles ou de prendre conscience d’être absorbé (par exemple sur des notifications).

L’agilité numérique devrait être un pré-requis au télétravail et aux perspectives de travailler en mode hybride, en présentiel, en distanciel ou dans des espaces de coworking.

Plus vous êtes agile dans les usages numériques, plus vous reprenez le contrôle… Vous prenez conscience de la part d’attention qu’ils occupent dans un emploi de temps. Ce qui permet pour les organisations de mettre en place de nouveaux modes de régulation sur l’utilisation des outils collaboratifs, comme Teams ou Klaxoon, voire de nouveaux métiers comme celui de manager de la collaboration ou coach de prévention des distractions.

La résolution de problèmes, une compétence anglosaxonne qui gagne du territoire en France

La capacité à résoudre des problèmes est utile dans bien plus de domaines qu’un devoir de mathématiques. La pensée analytique et les compétences pour résoudre des problèmes sont exigées dans bien des emplois allant de la comptabilité à la programmation informatique en passant par les enquêtes policières et des activités plus créatives telles que l’art, le théâtre et l’écriture.

D’après l’étude du World Economic Forum publiée en 2020, la résolution de problèmes fait des top 10 des compétences transversales (Soft Skills).

La résolution de problèmes complexes consiste à appliquer des méthodes d’idéation (comme la méthode SCAMPER) et à utiliser l’imagination pour concevoir des solutions intelligentes aux problèmes.

L’automatisation des taches simples rend notre cerveau un peu fainéant face à la complexification de certains travaux. Penser autrement avec des méthodes d’idéation peut être trés utile sur des projets complexes pour éviter les erreurs de raisonnement ou les raccourcis trop faciles.

La réflexivité, une aptitude qui prend forme dans l’AFEST

La réflexivité est un processus cognitif qui consiste à prendre du recul sur son mode de fonctionnement ou sur ses routines de travail. De nombreuses recherches en sciences sociales ont tenté de définir la pratique réflexive. On parle également d’écriture réflexive. Il s’agit d’un exercice pédagogique dans lequel un apprenant rédige toutes les étapes qui ont mené à réaliser la tâche demandée. 

En formation, la réflexivité est pratiquée lors de la rédaction des dossiers professionnels pour l’obtention de titre RNCP. Les apprenants rédigent un rapport en décrivant leur processus de travail.

La réflexivité est connue aujourd’hui avec la formation en situation de travail (AFEST). Elle constitue une des étapes de la formation, dans laquelle le salarié réalise une analyse sur sa pratique et détermine les écarts entre ce qu’il sait faire et ce qu’il devrait être fait.

La réflexivité est également un formidable levier pour développer de nouvelles postures et d’identités professionnelles, notamment pour devenir un référent ou un tuteur AFEST au sein de l’entreprise.

En 2021, misons sur des compétences cognitives pour redessiner de nouveaux métiers.

La crise du Covid a modifié la vision que nous avions sur ce que devrait être un savoir-faire ou un savoir-être dans des contextes difficiles et complexes. Auparavant, les organisations définissaient des profils en vue d’exercer un métier dans un environnement stable.  

Dorénavant, un individu devra être capable d’agir en fonction d’un contexte précis.

Le contexte sanitaire a eu des conséquences sur les processus métiers internes comme les services formation. Des sessions ont été organisées dans les 15 jours pour répondre à une situation de travail problématique.

On peut espérer que l’expérience vécue durant la crise du Covid amènera à miser sur le potentiel de chacun pour permettre de développer soit en formation, soit de manière autonome, des compétences comme la créativité ou l’attention.

En attendant, chacun peut commencer à entraîner son cerveau et à mobiliser un nouveau socle de compétences pour être en capacité de réagir, quel que soit l’avenir.

A quoi sert un arbre à personnages en réunion ou en formation ?

Drôle de nom cet outil ? 

Pour de nombreux formateurs et formatrices, l’arbre à personnages est un outil connu et très utilisé en formation. Pour les animateurs de réunions, cet outil peut être utilisé pour permettre de mieux se connaître, se comprendre et d’apprendre quelques clefs d’intelligence sociale pour travailler avec les autres. 

L’agence Grain’s a créé un joli arbre à personnages pour animer des réunions, des groupes de travail soit à distance soit en présentiel. 

Arbre à personnages pour réunions virtuelles
Arbre à personnages pour réunions en présentiel

Un brise glace simple pour démarrer vos formations ou vos réunions

L’arbre à personnages est un outil d’animation, simple à utiliser pour briser la glace avec vos participants.

Dans une salle virtuelle, partagez votre écran et demandez aux participants d’annoter l’arbre à personnages. L’intérêt de cette démarche est d’engager les personnes dans la réunion ou dans la formation avec une activité d’annotation et de prise de parole.

En présentiel, l’arbre à personnages peut être utilisé comme un brise glace, soit en laissant les participants coller le sticker sur l’arbre affiché au mur.

Cette activité vous donnera une vue d’ensemble de l’état d’esprit du groupe.

Un outil d’animation pour clôturer vos formations ou vos réunions

L’arbre à personnages peut être utilisé comme activité de clôture d’une réunion ou d’une formation pour connaitre le ressenti des participants. Cela facilitera la prise de parole de chacun de manière équitable.

Même consigne dans une salle virtuelle.

Pour le présentiel, cela permettra de terminer en mode dynamique, surtout si les participants sont restés assis tout au long de la réunion.

10 brises glaces pour capter l’attention et booster vos réunions !

Webinaire MARDI 4 MAI de 11:00 à 12:00

Beaucoup de publications stipulent qu’il est très important de briser la glace dès le début d’une réunion, mais peu expliquent pourquoi et comment.

Bien que de nombreuses plateformes dites collaboratives se soient également positionnées dans ce domaine, il est possible d’introduire une réunion, sans outil numérique…

D’ailleurs, en réunion à distance, un premier écran vous sépare des participants…

Pourquoi en utiliser un deuxième ?

Les brises glaces, s’ils sont bien utilisés, peuvent avoir plusieurs rôles, créer une relation, donner le ton de la réunion, contextualiser le sujet etc…

Pour l’agence Grain’s : les brises glaces ne sont pas des gadgets…Pour vous aider à introduire vos prochaines réunions de manière pertinente, nous vous présentons 10 activités “Ice-breaker”.

Animer des classes virtuelles N°1 des ventes

Depuis le mois de mars, l’agence est sollicitée par entreprises et des collectivités dans la mise en place de classes virtuelles.

Public : Non formateurs, métiers techniques

Compétences visées
– Animer une classe virtuelle
– Maitriser les outils de visioconférence
– Acquérir de nouvelles techniques d’animation de groupe et à distance

Ils nous ont fait confiance : CNFPT Bretagne, CNFPT Languedoc Roussillon, Conseil Départemental du Finistère, Banque Populaire Occitane, NEGHOME, McommeMutuelle, Association de coordination technique agricole, Institut technique et scientifique de l’abeille et de la pollinisation.

Adapter votre plan de formation avec le format de la classe virtuelle…

Depuis le début du confinement, l’agence anime des formations à distance au format des classes virtuelles.

Les classes virtuelles de Grain’s

Les classes virtuelles sont accessibles à l’unité. Ces formations à distance tutorées sont des solutions sur mesure pour développer de nouvelles compétences et être accompagné(e) dans son apprentissage.

Avantages de la classe virtuelle

-Format court

-Un contact humain durant la formation

-Respect des mesures de distanciation sociale

Le + de l’agence Grain’s

-Formation à distance ludo-pédagogiques et opérationnelles

-Méthodes pédagogiques actives et suivi de progression

-Formatrice souriante et disponible pour répondre à vos questions.

Apprendre à former à distance – CCI de l’Allier

L’agence a animé 4 classes virtuelles du 16 au 23 avril 2020 pour 14 formateurs et formatrices de la CCI de l’Allier.

Agence Grain's Formations à distance
Classe virtuelle pour formateurs à distance

Les classes virtuelles se généralisent dans les parcours de formation à distance.

En tant que nouvelle modalité pédagogique reconnue par la loi du 5 septembre 2018, la classe virtuelle en direct et enregistrée nécessite un temps de préparation technique et de prise en main des équipements numériques. Ce nouveau format demande également aux professionnels de la formation de prendre en compte ces spécificités techniques dans la conception du scénario pédagogique et dans les méthodes d’apprentissage.

Cette formation à distance propose :

• D’identifier les clefs de réussite pour animer une classe virtuelle.

• De concevoir un scénario pédagogique pour créer de l’intéractivité avec un auditoire visible ou invisible.

• De progresser vers de nouvelles modalités ludo-pédagogiques

Une fin de formation placée sous le signe de la solidarité pédagogique et de l’entre-aide entre formateurs. Expérience très sympa 🙂

Confinement et transition numérique

Journal d’une formatrice confinée et d’apprentis technophiles du numérique

Quand l’annonce du confinement a été prononcée, la question s’est posée du maintien des formations à destination des groupes en situation d’illettrisme numérique. Au cours de la journée du 16 mars, plusieurs formateurs et formatrices ont travaillé pour élaborer de nouveaux parcours accessibles aux stagiaires inscrits dans une formation dédiée à la maitrise des TIC.

Mardi 31 mars s’achevait en distanciel une formation (normalement prévue en présentiel) avec un groupe d’apprenants assidus, connectés et producteurs de ressources numériques.

Je garderai en mémoire le déroulé d’une dernière journée de formation, réalisée avec ce groupe qui débutait leur parcours, ne sachant pas vraiment ce qu’il deviendrait en fin de formation…

La classe virtuelle a démarré à 8h00. Les apprenants rejoignent sans hésitation et sans difficulté la salle de visioconférence créée avec l’outil Whereby. Certains savent se connecter avec leurs ordinateurs et d’autres avec des smartphones. Michel, un des stagiaires m’explique qu’il a trouvé la solution par lui-même pour résoudre son problème de caméra.  

Nous avons démarré par des consignes et des tutoriels publiés dans un support collaboratif avec l’outil Padlet. Les stagiaires travaillent en autonomie sur la création d’un formulaire de 9h30 à 10h30.

De 10h30 à 12h00 : Une deuxième classe virtuelle est organisée sur les agendas partagés. L’objectif est de les familiariser avec l’usage de plannings dématérialisés.  

A 13h00, des stagiaires discutent seuls dans la salle virtuelle. La formation reprend. Je souris car ils sont devenus autonomes dans l’usage de la solution de visioconférence. 

13h00 à 14h00 : Un exercice est demandé : Créer leur planning de formation à l’aide d’un agenda numérique, soit avec outlook, soit avec google agenda.

14h00 : Une 3ème classe virtuelle est proposée pour apprendre à créer de courtes vidéos avec Adobe Spark. Nadia réalise son premier cv vidéo. David, michel réalisent une vidéo souvenir sur leur formation. Laetitia crée une vidéo pour présenter ses prestations en œnologie.

17hO0 : La formation se termine par un bilan. Chacun s’exprime avec ses propres mots sur ce qu’ils auront appris, sur ce qu’ils savent aujourd’hui faire en mode télétravail.

Pour moi, le confinement aura été un accélérateur dans l’acquisition de compétences numériques et dans la capacité de «télétravailler». Hier, ils étaient des novices du numérique. En quelques semaines, certains sont devenus des technophilesd’autres des apprentis du numérique capables d’agir en situation et par eux-mêmes.